Sans Papiers Ni Frontières

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Contre les frontières et leurs prisons

[Manus] Des détenus en grève de la faim pour protester contre leur mise en accusation – 28 mars 2013

Huit demandeurs/euses d’asile du centre de détention de Manus, dirigé par l’Australie, ont mené une grève de la faim la semaine passée. Illes font partie des 18 détenu-e-s inculpé-e-s par la police de Papouasie Nouvelle Guinée pour bagarre et coups et blessures, suite à une série d’incidents survenue dans le camp. Illes protestaient contre les accusations qui leur sont faites. L’un d’entre eux/elles serait toujours en grève de la faim.

L’affaire devrait passer devant le tribunal au début du mois d’avril. Une autre vague d’inculpations a eu lieu le 22 mars : plusieurs personnes ont été interpellées pour coups et blessures et atteinte à la pudeur, et seront jugées en même temps.

Des demandeurs d’asile détenus sur l’île de Nauru ont également récemment organisé une grève de la faim, lors de laquelle certains d’entre eux se sont cousus les lèvres, afin de protester contre la politique australienne d’externalisation de l’enfermement des migrants.

Traduction libre d’après la presse

[Manus] 19 demandeurs d’asile inculpés suite à différents incidents survenus dans le centre de détention – 7 mars 2013


Aux dernières nouvelles il n’y a pas encore eu de procès, l’instruction est toujours en cours.

DIX-NEUF demandeurs/euses d’asile du centre de détention de l’île de Manus, dirigé par l’Australie, ont été arrêté-e-s et inculpé-e-s mercredi après-midi pour différentes infractions, dont coups et blessures, menaces, et tentative d’évasion.

Le commandant de la police de Manus n’a pas voulu confirmer les charges spécifiques, mais a déclaré qu’elles étaient liées à une série d’incidents survenus au centre au cours des derniers mois.

Les 19 ont été inculpé-e-s au siège de la police de la capitale insulaire, Lorengau, avant d’être ramené-e-s au centre de détention. Apparemment illes devraient passer devant le tribunal de Lorengau la semaine prochaine.

Un membre du parlement a déclaré que la plupart des charges étaient liées à une bagarre survenue dans le centre le jour de Noël, lors de laquelle un garde a été blessé.
Selon lui, une noix de coco a été utilisée comme missile lorsqu’une bagarre a éclaté entre deux groupes de détenus.
« Ils ont cassé des lumières, endommagé du mobilier et insulté les gardes », a-t-il dit.

Trois hommes sont également inculpés pour avoir tenté de s’évader à la mi-janvier.

Traduction libre d’après la presse

[Australie] Deux tentatives d’évasion en moins d’une semaine dans les camps de rétention du Pacifique – 18 février 2013

Lundi matin (18 février), trois demandeurs d’asile, apparemment Iraniens, ont ouvert une brèche dans le mur d’enceinte du centre de Nauru avant de se faire la belle. Ils ont été rattrapés et ramenés au camp. Un porte-parole du département de l’immigration a déclaré qu’une instruction été ouverte à propos de l’incident.

Cet événement fait suite à une évasion du centre de l’île de Manus survenue dans la nuit de jeudi, la seconde depuis l’ouverture du camp en novembre.

D’après les demandeurs d’asile à l’intérieur du camp, environ 40 hommes ont sauté les barrières du camp, brandissant des bâtons, avant d’aplatir la clôture. Ils auraient volé de l’essence dans le voisinage et l’aurait ramenée au centre, malgré les tentatives des vigiles de la société privée G4S – qui dirige le centre – pour leur enlever. Une enquête menée par la société G4S est apparemment en cours.

Le mois dernier trois hommes s’étaient évadés du camp et avaient couru jusque dans la mer avant que les matons de G4S ne les ramènent au centre.

Traduction libre depuis la presse

[Nauru] 3e audience pour les demandeurs d’asile inculpés – 14 janvier 2013

Quatorze des quinze hommes poursuivis pour la révolte qui a éclaté en septembre dernier dans le centre de détention de Nauru ont fait un bref passage devant un tribunal nauruan le lundi 14 janvier. Le quinzième inculpé était en Australie pour recevoir un traitement médical. Leur avocat ne pouvait pas être présent en raison d’une affaire personnelle urgente, le procès a donc à nouveau été reporté au 18 février. Le juge a seulement demandé à chacun d’indiquer s’il plaiderait coupable ou non coupable à la prochaine audience. C’était déjà la 3e audience, la précédente avait eu lieu le 10 décembre 2012.

[Paris] Action de solidarité avec les sans-papiers en lutte en Australie – 13 janvier 2013

Action de solidarité avec les sans-papiers en lutte en Australie

Ce dimanche 13 janvier, une dizaine de personnes se sont rendues au musée du Quai Branly, dans le 7e arrondissement, où se tenait une exposition d’art aborigène.

Le tract ci-dessous y a été distribué et une banderole déployée sur laquelle était écrit « L’Australie traque et enferme / Vive la révolte / à Nauru comme ailleurs », entravant pendant un moment l’accès au musée.

Par ailleurs, au 5e étage d’un des bâtiments du musée, l’entrée du restaurant « Les Ombres » (cf. tract) ainsi que l’ascenseur y menant ont été pourris par des jets de mixture pestilentielle (sur la belle moquette !) et tout un arsenal de boules puantes.

Les personnes présentes exprimaient ainsi leur solidarité avec une révolte qui a éclaté le 30 septembre dernier dans le camp d’enfermement de l’île de Nauru, suite à laquelle des personnes devaient passer en procès en Australie le 14 janvier.

[Tract] L’Australie, ses plages, ses cages…

L’Australie est bien connue pour ses plages à surfeurs, ses kangourous, le folklore aborigène. Ce que l’on oublie souvent c’est que les Aborigènes ont été massacréEs par les colons et subissent encore une oppression permanente, parquéEs dans des prisons à ciel ouvert : les « réserves ». Ce que l’on oublie aussi, c’est la traque et l’enfermement qu’y subissent aujourd’hui les migrantEs. La chasse aux indésirables, qu’ils soient d’ici ou d’ailleurs, se perpétue sans relâche à travers les siècles.

En août 2012, le gouvernement australien a décidé de réouvrir un camp d’enfermement pour étrangers dans l’État de Nauru, petite île située à 2800 kilomètres des côtes australiennes, moyennant des contre-parties financières et du travail dans le camp pour les Nauruans.
Un PDG d’une entreprise locale s’en est d’ailleurs félicité : « ça va créer des emplois.[…] Quand le centre était encore ouvert, les Nauruans étaient employés comme agents de sécurité, mais aussi aux cuisines. Ce qui a permis à pas mal de Nauruans d’apprendre un métier. » En gros, apprendre à manier la matraque et à la fermer…
Le centre est également cogéré par l’Armée du Salut qui sous prétexte humanitaire collabore à l’enfermement, le cautionne, et se remplit ainsi les poches.

Depuis la réouverture, révoltes, grèves de la faim et manifestations se sont multipliées à l’intérieur du camp, pour exiger la liberté et pour protester contre les conditions de vie particulièrement dures et l’enfermement dont la durée est illimitée. Comment envisager la possibilité de s’évader d’une île, surtout quand presque tous les habitantEs pensent tirer profit de la situation ?

Le week-end du 12 au 13 octobre 2012, plusieurs manifestations ont eu lieu dans le camp de Nauru ainsi que dans celui de Christmas Island contre la durée de traitement des dossiers de demandes d’asile et l’enfermement dans les îles du Pacifique.
Plusieurs actions de solidarité avaient eu lieu, dont une manifestation de 200 personnes sous les murs d’un autre camp australien quelques jours auparavant.

Le 30 septembre 2012, plusieurs détenus ont détruit des tentes, des équipements électriques et une partie de la cuisine à Nauru. Suite à cette révolte, 16 d’entre-eux ont été inculpés au mois de novembre, accusés d’avoir causé 24 000 $ de dégâts. Le 10 décembre 2012, ils sont passés devant le tribunal (sauf deux d’entre eux qui ont été expulsés entre-temps) pour une deuxième audience. Lors de la première, ils avaient refusé de sortir des bus lorsqu’ils avaient appris qu’ils seraient défendus par un avocat qu’ils n’avaient jamais rencontré. La prochaine audience aura lieu le 14 janvier 2013 et, cette fois, ils seront tenus de comparaître. D’ici là ils sont toujours enfermés.

Nous sommes solidaires de ces révoltes, qu’elles aient lieu ici où là-bas, car l’enfermement des étrangerEs ne peut être dissocié du monde qui le génère. Les frontières sont les garantes de la bonne marche de l’exploitation, de nombreuses entreprises s’enrichissent ; tandis que les Etats déversent leurs discours racistes et sécuritaires.

Il fait sens pour nous de rendre cela visible, ici au Quai Branly, dans ce cimetière colonial où chacunE vient admirer les restes des populations pillées et massacrées, et où le groupe d’entreprises Elior fait son beurre dans le resto Les Ombres comme dans les centres de rétention de Metz et de Perpignan où il fournit les repas. Parce qu’en France comme ailleurs, la traque, le tri, l’enfermement, l’expulsion des migrantEs et autres indésirables vont bon train (ou avion) et que plein d’entreprises en tirent profit.

Solidarité avec celles et ceux qui se révoltent contre les frontières et les prisons qui vont avec !
Sabotons les rouages de l’enfermement et de l’expulsion !
Liberté pour tous et toutes, avec ou sans papiers !

source : indymedia nantes

[Manus] Un coup sur la tête du vigile – 26 décembre 2012

Au détour d’un article de presse sur les problèmes de juridiction concernant le camp sur l’île de Manus (Papouasie Nouvelle-Guinée), on apprend qu’un vigile de l’entreprise de sécurité G4S, qui gère le camp, s’est pris un coup à la tête par une détenue et à perdu connaissance, le 26 décembre 2013. Et comme il y a des problèmes de juridiction, le gouvernement australien et le gouvernement papou n’étant pas au clair sur qui fait loi dans le camp, personne n’a été arrêté.

BING !

Audience pour les demandeurs d’asile inculpés de destruction sur l’île de nauru… Armée du salut et charité bien ordonnée – 10 décembre 2012

Aujourd’hui a eu lieu la seconde audience des demandeurs d’asile accusés d’avoir causé 24 000 dollars de dégâts sur l’île prison de Nauru lors de la révolte du 30 septembre.
16 personnes devaient comparaître, mais 2 ont été expulsées (volontairement soi-disant) vers l’Iran et 4 n’ont pas pu se présenter pour raison de santé. Vu que Nauru sous-traite pour l’Australie l’enfermement des demandeurs d’asile, c’est selon la loi de la petite île et pas selon la loi australienne que s’effectuera le jugement. En plus des éventuelles amendes ou condamnations financières, les accusés risquent jusqu’à 7 ans de prison.
Lors de la 1ère audience, ils  avaient refusé de sortir des bus lorsqu’ils avaient appris qu’ils seraient défendus par un avocat insulaire qu’ils n’avaient pas rencontré.
Lors de l’audience d’aujourd’hui l’armée du salut était présente… pour soutenir les accusés  et pour les aider à être représentés légalement selon les déclarations de son porte-parole, mais c’est évidemment la parole de ceux qui gèrent le camp. Une pétition et un mouvement de protestation sont d’ailleurs en court en ce moment pour protester contre les récentes restrictions imposées par l’organisme de charité pour restreindre l’accès à internet des demandeurs d’asile enfermés à Nauru. Cette même armée du salut demande par ailleurs au personnel de sécurité d’être présent lorsque certains demandeurs d’asile utilisent internet…
La prochaine audience aura lieu le 14 janvier et là les demandeurs d’asile seront tenus de plaider coupables ou non coupables.
Dans le tribunal, il y avait une forte présence policière.

[Nauru] Procès des 15 inculpés suite à la révolte du 30 septembre 2012 – 20 novembre 2012

Les 15 demandeurs d’asile inculpés suite à la révolte du 30 septembre sont passés devant le tribunal le 19 novembre 2012. Personne n’a l’air de savoir qui du gouvernement australien ou nauruan les as mis en examen.

À leur arrivée, ils ont découvert qu’ils n’avaient pas d’avocat et ont protesté. Finalement, une association de défense des droits de l’homme leur en as trouvé un.

Ils ont été laissés en liberté provisoire jusqu’à leur prochain passage devant le tribunal en décembre.

[Nauru] 15 demandeurs s’asile inculpés suite à la révolte du 30 septembre – 18 novembre 2012

Suite à la révolte du 30 septembre 2012 dans le camp d’enfermement de Nauru (Australie), lors de laquelle du matériel électrique, des tentes et une partie de la cuisine avait été détruit, la justice vient d’inculper 15 demandeurs d’asile iraniens. Selon la police qui a mené l’enquête, il y aurait eu 24 000 $ de dégâts ! Les 15 devraient passer devant le tribunal ce lundi.

Solidarité !

[Australie] Affiche en solidarité avec les prisonniers de Nauru

Affiche en solidarité avec les prisonniers du camp de rétention de Nauru.

« Solidarité avec les gens enfermés à Nauru et ailleurs.
Le franchissement des frontières est une résistance à tous les contrôles qu’on nous impose.
Nous avons plus en commun avec les personnes enfermées pour avoir franchi les frontières qu’avec les patrons et les politiciens qui renforcent les frontières.

Nous avons plus en commun avec les personnes qui se battent pour leur liberté qu’avec celles qui alimentent la haine raciste pour nous maintenir dans le système.

La mort et la souffrance causées par les frontières ne nous apporteront pas plus de liberté.

Les gens qui  veulent circuler ne devraient jamais être enfermés.

Le silence est complicité. La solidarité est notre arme ».

(Traduction imparfaite par nos soins)

Affiche trouvée sur : dissacords

MERHABA / KHOSH AMADID / BIENVENUE / WELCOME :
journal d’échange et d’informations sur les luttes des migrant-es
UN ÉTÉ CONTRE LES FRONTIÈRES :
PARIS : LUTTE DES MIGRANT-ES DE LA CHAPELLE :
KOS, DÉCLARATION ET INFORMATIONS SUR LA SITUATION DES MIGRANT-ES :
NON À L'EXPULSION DU SQUAT DU COLLECTIF DES BARAS :

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TOUS LES MOIS

- Tous les premiers vendredis du mois, 19h-20h30 : Émission Sans Papiers Ni Frontières, sur radio FPP 106.3 FM (région parisienne) ou sur www.rfpp.net

- Tous les deuxièmes mercredis du mois, 16h30-18h : Émission Sans Papiers Ni Frontières, sur radio Galère 88.4 FM (région marseille) ou sur www.radiogalere.org

- Tous les premiers samedis du mois, Bagnolet, 14h-18h : Permanence Sans-papiers : s’organiser contre l’expulsion, au Rémouleur 106 rue Victor Hugo 93170 Bagnolet (M° Robespierre ou M° Gallieni)

LIBERTÉ POUR ABDUL RAHMAN HAROUN LE MARCHEUR SOUS LA MANCHE :
LA SOLIDARITÉ SIGNIFIE LUTTER CONTRE LES FRONTIÈRES :
SITUATION ET LUTTES À CALAIS :