Sans Papiers Ni Frontières

Icon

Contre les frontières et leurs prisons

[Modène] Révolte et balles de tennis – 25 décembre 2012

Mardi 25 décembre, des balles de tennis ont été envoyées par dessus les murs du centre de rétention de Modène. Des messages comportant l’inscription “liberi tutti” ainsi qu’un numéro de téléphone étaient glissés à l’intérieur. Le soir même une révolte éclate: des matelas sont jetés dans la cour et les insultes contre le personnel du centre et les forces de l’ordre présentes sur place fusent. Il y aurait eu, également, plusieurs tentatives de suicide. Dès lors, les détenus ont  entamé une grève de la faim.

D’après macerie

Émission Sans Papiers Ni Frontières du 7 décembre 2012

Émission du 7 décembre 2012

SOMMAIRE :

– Brèves : Australie/Nauru, Grèce, Pays-Bas/Autriche (mouvement des demandeurs d’asile), grève de la faim à Lille…

– Double peine : Entretien avec Mohammed et Mogniss qui ont participé aux luttes contre la double peine depuis les années 90.

Télécharger/écouter l’émission

 

Merci à l’émission Au fond près du radiateur d’héberger les émissions sur son blog.

Sans Papiers Ni Frontières est une émission contre les frontières et leurs prisons, enregistrée et diffusée le premier vendredi de chaque mois sur la radio Fréquence Paris Plurielle (106.3) de 19h à 20h (rediffusée le mardi suivant de 8h à 9h30)

Télécharger l’affiche de présentation de l’émission ici.

Accès au fichier eurodac élargit pour tous les flics d’Europe

Tous les flics européens auront maintenant accès au fichier Eurodac, fichier qui stocke depuis 2003 les empreintes digitales des demandeurs d’asile âgés de plus de 14 ans.

Le but est de «renforcer la sécurité dans l’UE», selon l’eurodéputée conservatrice roumaine, Monica Luisa Macovei, avant d’ajouter «dans les cas d’actes terroristes ou de crimes graves, les forces de police pourront comparer les empreintes digitales des scènes de crime avec celles contenues dans Eurodac, afin d’identifier, de manière plus efficace et rapide, les suspects, les victimes et les témoins».

Sans commentaire…

Récit de la manif du 15 décembre contre la traque aux pauvres à Marseille et ailleurs

Récit de la manif du 15 décembre contre la traque aux pauvres à Marseille et ailleurs

Les manifestants arrivent petit à petit au RDV donné à 16 heure sur la Porte d’Aix. C’est l’occasion d’occuper la pelouse interdite depuis l’été dernier (suite à son occupation par les haragas puis par les Roms), de boire un thé ensemble, de poser une table de presse et de distribuer des tracts aux alentours : le texte d’appel à la manif ‘ (en français et en arabe), un texte écrit pour la manif’, « et BIM! » (en français et en arabe aussi). À Marseille (et pas que…), ça fait un moment qu’on s’en prend plein la gueule : occupation policière et militaire massive, expropriations et expulsions en pagaille, restructurations en tout genre, Marseille 2013 et autres joyeusetés. Au lieu de riposter contre un ennemi commun, on s’enfonce dans une guerre des pauvres contre les pauvres : organisation de groupes « d’auto-défense » de citoyens contre les Roms, les voleurs, les mendiants etc., expulsions de camps de Roms par leurs voisins armés… Cette manif’ contre la traque aux pauvres était une réponse à ce contexte. Vers 17 heure nous sommes environ un peu plus que 200. Nous nous mettons en route en direction du Centre de rétention du Canet, avec une banderole de tête sur laquelle est écrit : « contre la misère et l’exploitation, on s’en fout du droit, on n’aura que ce qu’on prendra ». Deux autres banderoles, sur lesquelles on peut lire: « sans-papiers ni frontières » et « on veut pas de vos miettes, étouffez vous avec », encadrent la manif’. Aux cris de « contre la misère et l’exploitation, à bas l’Etat, les flics et les patrons », « ni flics, ni fric, ni expulsions », nous empruntons la rue d’Aix en bloquant la circulation. Les premiers fumigènes sont allumés et les premiers pétards éclatent. À noter qu’aucun parti ou orga n’ont de place. Tout au long du parcours, les tracts sont largement distribués et partout nous rencontrons un accueil chaleureux et enthousiaste! Véridique, on avait jamais vu ça à Marseille. Même les automobilistes et les bus klaxonnaient pour nous soutenir (alors que d’habitude, quand ils klaxonnent, c’est avant de nous foncer dessus). Les critiques abordées dans les tracts et à travers les slogans et les banderoles ( précarité, frontières, exploitation…), font écho au vécu de chacun. Des personnes rejoignent la manif. Spéciale dédicace aux ado-e-s qui ont pris le micro boulevard national. Nous arrivons devant le centre, l’accès est bloqué par les gendarmes mobiles. Nous restons là un moment à faire le plus de bruit possible et à jeter des pétards. Nous décidons de partir. On remonte plombière et nous nous arrêtons un moment devant la gendarmerie squattée par des Roms. Ensuite, nous nous dispersons tranquillement. Certains d’entre nous rentrent en bus gratuit. Le chauffeur a vue passer la manif, il les accueille à bras ouverts. On est content, c’était une chouette manif, vivement la prochaine.

[Tract] Manif’, révoltes et évasions au centre de rétention de Vincennes

 Manif’, révoltes et évasions au centre de rétention de Vincennes

Télécharger le tract mis en page (.pdf)

Depuis plusieurs semaines, les actes de résistance individuels et collectifs dans le centre de rétention de Vincennes, comme à l’extérieur, se sont multipliés. Petite chronologie non-exhaustive de ce qui s’est passé ces dernières semaines.

Le 15 novembre, à la veille d’une manifestation organisée vers le centre de rétention de Vincennes, une révolte éclate dans le bâtiment 2. Un retenu a tenté de se suicider suite à des maltraitances policières, ce qui anime la colère des autres. Ils cassent alors des néons, des caméras, des portes, et des feux sont allumés.

Le 16 novembre, une manifestation nocturne a lieu aux alentours du centre de rétention de Vincennes. Le cortège, d’environ 80 personnes, ne peut pas s’approcher aussi près du centre qu’il le souhaite, car les keufs sont deux fois plus nombreux et bien équipés. Bloqués devant l’hippodrome, les manifestants ont quand même pu être entendus des retenus du centre 1 à force de pétards, feux d’artifices et cris de liberté. « On entendait la manif’ mais vite fait, on est loin, on est loin t’as vu, mais on l’entend quand même. »
À l’intérieur les retenus réagissent. Ils mettent le feu à des poubelles, et tentent de sauter les grilles. Sans succès. Les crs débarquent alors en force dans le centre : « […] ils étaient 60 ou 70 personnes quand même, tu peux rien faire. » Heureusement, il n’y a eu aucune interpellation à l’intérieur comme à l’extérieur.

Le 21 novembre, on découvre que les grilles du centre ne sont pas si épaisses que ça.
La nuit précédente, sept retenus du bâtiment 3 se sont en effet échappés en passant par une porte à l’arrière du centre. Ils ont traversé l’autoroute pour ensuite prendre le RER.
Un retenu revient sur les évasions :
« C’était trop facile de s’évader ! Ils ont ouvert une porte, ils ont couru, moi j’ai vu la porte ouverte mais j’ai pas voulu courir parce que moi ils connaissent toute ma vie […]En fait l’alarme elle fait semblant, ici ils sont en mort d’effectifs en fait, le soir ils sont même pas dix, ils sont même pas dix dans tout le centre !
Ça veut dire là quand y’a eu l’alarme, les mecs ils mettent au moins 3-4 minutes pour réagir, même plus ! Ça veut dire 3-4 minutes t’es déjà dans le RER, tu cours vite là et t’es dans le RER. »
À ce jour, aucun n’a été rattrapé, on leur souhaite bonne chance pour la suite !

La semaine du 10 décembre, plusieurs retenus tentent de se suicider. L’un d’entre eux avale des lames de rasoir, les flics mettent du temps à réagir. « Ils l’ont laissé en chien pendant une heure, ils attendaient. Ils ont appelé le samu, après une heure y’a qui qui vient ? L’infirmière, elle sait à peine faire des piqûres, elle va pas soigner quelqu’un qui a des lames dans son estomac ! »
Suite à cela, les retenus commencent à se plaindre, à boucher toute les caméras, à mettre le feu à du mobilier. « [les flics] ils sont montés, ils ont calmé le jeu. Et le lendemain vers 4h du matin ils ont mis l’alarme, comme quoi y’avait des gens qui fumaient dans les chambre mais c’était comme ça, pour nous faire chier ! »

Dimanche 16 décembre au soir, au centre de rétention de Palaiseau (91), 4 sans-papiers se sont évadés. Après avoir pris son badge magnétique a un flic pour ouvrir les portes, ils ont escaladé les grillages et disparu. Malheureusement un autre retenu accusé d’avoir aidé à l’évasion a été incarcéré à la prison de Fleury-Mérogis. Une instruction est en cours dans l’attente d’un procès.

Paroles de retenus du 22-11-12 et 27-11-12 depuis le cra de Vincennes

Paroles de retenus du 22-11-12 et 27-11-12 depuis le cra de Vincennes

22/11/12 Vincennes 1

1e personne « Dans le centre de Vincennes y’a eu des évasions, mais dans un autre bloc, dans le CRA 3. C’est tendu parce que y’a des gens qui se découpent le corps et tout, y’a une personne qui s’est découpé tout le corps au CRA 3, même au CRA 1, et un autre au CRA 2 hier, il est actuellement hospitalisé. Il s’est découpé aussi parce qu’il voulait pas de son vol hier, donc tous les jours ça ne va pas. La police ils sont chauds, quand y’a le moindre mouvement ils viennent, ils sont chauds, ils grondent, ça crie, franchement c’est la galère. Chaque jour il y a des gens qui entrent, chaque jour.

Y’a eu des tentatives d’évasion, ils ont tapé et cassé tout ici, les portes et tout, bloqué et masqué toutes les caméras, donc les CRS sont venus en force pour bousculer les gens qui sont sur le toit, donc c’est la misère là. La police ils sont plus discrets, mais ils sont…Franchement, j’sais pas… Depuis l’évasion d’avant-hier là, les 7 personnes, y’a maintenant des policiers qui dorment dans les cages, alors qu’avant ils ne dormaient pas dans les cages [guérites dans la cour qui leur permettent de surveiller les mouvements]. Ils patrouillent et tout, ils sont là pour contrôler, tout ça… »

2e personne « Ça se passe vite fait, y’a des bagarres…Avant-hier y’a des Algériens qui se sont fait arrêter jusqu’à 7h du matin. Dans le bloc 3 y’en a sept qui ont pris la fuite. Ils sont recherchés non ? Ça veut dire que ça sert à rien de s’échapper d’ici ? Tu seras recherché partout et quand on te trouvera tu seras encore au centre non ? [on lui explique que s’échapper du centre n’est pas un délit, c’est considéré comme une « fugue »]

Depuis qu’il y a eu les évasions les flics ils sont plus sévères quoi. Hier y’avait des bagarres, ah les oufs, ils sont même pas intervenus : Ils ont laissé les gens se battre, après zarma ils ont pris les plaintes. « Allez battez vous et après celui qui a le plus mal il va porter plainte ». Ici ils patrouillent tout le temps depuis les évasions, ils montent la garde. D’habitude je sors le soir pour marcher un peu, y’avait pas de policiers qui restaient, maintenant y’en a trois ou quatre même, ça change tout le temps, c’est bien surveillé. Ils ont des problèmes dès que quelqu’un s’évade. On a entendu qu’il y a une enquête de la police des polices. Comment on fait pour porter plainte contre les flics ? Parce que comment ils se débrouillent avec nous, comment ils nous parlent, j’sais pas on dirait des animaux ici. »

3e personne « Vous avez su pour l’évasion y’a quelques jours ? Y’en a sept qui se sont barrés, ils ont ouvert la porte, ils ont couru et en même pas deux minutes ils étaient dehors. Ils ont rattrapé personne, parce que les sept ils nous ont appelés de l’extérieur, et les sept ils sont dehors, ils ont pas d’adresse de toutes façons !

Moi je pète un câble parce que c’est un peu compliqué. J’ai grandis en France tout ça, j’ai mes certificats de scolarité, j’ai mes parents ils sont français, tout le monde est français chez moi, Y’a que moi j’ai pas demandé la nationalité, alors que normalement je dois l’avoir. Mon père il est français depuis 1992, et la loi dit que normalement je suis français parce que j’étais mineur. J’avais mon titre de séjour mais en fait il s’est périmé parce que voilà j’ai fais des conneries, j’étais en prison. Il s’est périmé pendant que j’étais en prison, et pourtant j’suis sorti en semi-liberté sans papiers sans rien, j’étais en conditionnelle aussi, et là j’sais pas j’ai été demander le renouvellement de mon titre de séjour, et le préfet il a commencé à me compliquer la situation, tout ça… En fait il a fait la demande d’arrêté d’expulsion, et voilà j’suis là, et là on essaye de voir mais ils veulent pas en fait.

Normalement je passe dans deux jours devant le JLD et je vais voir ce qu’il va me dire. En fait j’ai une double peine, c’est ce que je leur ai dis, j’ai fais des conneries, voilà j’ai payé, j’ai assumé, j’ai payé ce que je devais, j’sais pas pourquoi je suis là. Et même la loi dit que je suis inexpulsable, mais pourtant j’suis dans un centre de rétention et j’sais pas, en fait je pète un câble, parce que quand il a fait la demande d’arrêté d’expulsion, ils donnent toujours une date de vol avec et moi c’est le 24 et là je sais pas, je panique, j’attends demain voir si ils mettent un vol ou pas… Voilà ça dépend les cas, moi je sais qu’ils ont toute ma vie, ils peuvent m’expulser à tout moment mais je sais pas, voilà…

Depuis l’évasion, ils nous cassent les couilles un peu, ils éteignent la play très tôt, et la télé très tôt aussi, et maintenant ils nous font passer obligatoirement sous les portiques là, même quand on revient pas de visite en fait. Tout à l’heure moi j’ai été pour signer le rejeté de requête, et ils m’ont fait passer sous les portiques, j’ai dis « Pourquoi ? Je reviens pas de visite là, j’étais avec vous tout à l’heure, c’est vous qui êtes venus me chercher et c’est vous qui me ramenez pourquoi je passe ? » Et après il commence à me raconter sa vie tout ça…

Maintenant krarie ils appliquent le règlement à la lettre. La police des polices ils sont arrivés, en fait, quand y’a eu l’évasion, y’a le mec qui bosse ici qui répare les trucs tout ça, il est tout le temps accompagné de trois flics, il vient avec sa trousse là avec des tournevis, tout ça, il est venu, il a installé un truc, en fait il a fermé toute la serrure. Il a bien caché en fait, il a soudé, tout ça nananah et c’est tout à l’heure qu’ils sont passés les enquêteurs, donc ils vont voir que eux ils ont fait leur boulot, en fait ils ont fait ça à l’avance. C’est hier soir qu’ils ont réparé ça ils est venu le soir tac tac tac il a réparé ça, toutes les erreurs nananah, et ce matin ils sont venus, je les ai vus la police des police ils étaient tous en civils, ils ont pris des notes, ils ont pris des photos, mais je pense que c’est trop tard hein !

C’était trop facile de s’évader ! Ils ont ouvert une porte, ils ont couru, moi j’ai vu la porte ouverte mais j’ai pas voulu courir parce que moi ils connaissent toute ma vie… J’ai pas envie qu’ils viennent me chercher, et de toutes façon je vais sortir demain, j’vais demander mes papiers hein ! J’vais aller demander mes papiers et ils vont me ramener en prison ! C’est pour ça que je voulais pas m’évader…

En fait l’alarme elle fait semblant, ici ils sont en mort d’effectifs en fait, le soir ils sont même pas dix, ils sont même pas dix dans tout le centre ! Ca veut dire là quand y’a eu l’alarme, les mecs ils mettent au moins 3-4 minutes pour réagir, même plus ! Ca veut dire 3-4 minutes t’es déjà dans le RER, tu cours vite là et t’es dans le RER. Y’a un mec là ils nous a appelé 5 minutes après, il a dit « j’ai pris le rer et là j’suis dans le métro ! » Non mais c’est vrai ils sont lents ici ! T’façon avec les caméras ils peuvent savoir la police des polices, hein, s’ils veulent vraiment…

Y’a pas trop de tensions parce que ça va on s’entend bien ici franchement, ça va on s’entend bien ici, on traîne tous ensemble, les arabes, les noirs, on est tous ensemble en fait. Ca va, personne s’embrouille, si y’a une embrouille on sépare tout de suite, y’a rien franchement, entre nous y’a rien. On est déjà dans la merde on va pas s’embrouiller entre nous encore !

Y’a Manuel Valls qui est passé y’a pas longtemps, y’a même pas deux semaines de ça. Il est passé là y’a pas longtemps, avec des journalistes tout ça nananah, et nous on a crié de loin pour l’interpeller, on voulait lui parler mais il a pas voulu en fait, ils nous a même pas calculé, il est parti de l’autre côté…

Moi ça fait 22 jours que j’suis là, normalement j’passe le 25 pour le deuxième jugement, mais en fait chaque fois qu’il y a un arrêté d’expulsion, y’a automatiquement une date de vol avec, et la date de vol en fait c’est la veille avant que tu passes devant le juge pour les 20 jours là, la deuxième fois, deuxième jugement en fait devant le JLD. C’est toujours la veille en fait.

Moi normalement je passe devant le juge le 25, parce que j’ai fait 20 jours ici, mais en fait comme ils m’ont mis un vol le 24, automatiquement ils attendent si y’a le consul algérien, l’ambassade algérienne, donne un laisser passer, parce qu’ils ont pas mon passeport. Mais si l’ambassade ne donne pas de laisser passer, bah le lendemain j’passe devant le juge en fait, mais je prends pas l’avion, j’attends juste le laisser passer.

Pour l’instant je sais pas parce que je sais pas ce qui est mentionné sur le dossier du consul, le consul j’ai parlé avec lui, tout ça, j’ai expliqué ma situation, il a noté ce qu’il avait à noter mais je sais pas ce qu’il a noté en fait, personne peut savoir. Et c’est la merde ça veut dire, moi là je panique, c’est vrai que c’est le 24 normalement. Là ça veut dire là c’est demain qu’ils affichent la liste des vols, et franchement là c’est la merde. Je vais refuser mais c’est juste le fait qu’ils m’accrochent un vol, c’est… Voilà, c’est un truc de ouf. Toute ma vie je l’ai passée…En plus j’ai même pas de famille en Algérie, rien, j’ai grandis en france, ma grand mère elle était en algérie, elle est décédé, j’ai le certificat de décès, tout, mais ils veulent rien savoir… »

27-11-12 Vincennes 1 « Aujourd’hui j’ai reçu un coup de fil d’un vieux pote qui vient d’arriver en Europe, il va me visiter là, ça va me changer…Sinon y’a rien de nouveau, comme d’hab : y’a trop d’arrivants et les anciens ils en peuvent plus là tu vois. Y’a eu vite fait des expulsions là depuis vingt jours, un direction la Tunisie et un direction Égypte. Les gens juste ils attendent tout le temps, mais c’est long 45 jours ! Pas longtemps après que je sois arrivé, y’a le ministre de l’intérieur qui est venu visiter le centre, mais y’avait personne qui était au courant tu vois. Y’avait des gens ils voulaient lui parler directement de comment ça se passait ici, mais personne était au courant. Zarma tout était calme, tout le monde était dans sa chambre tu vois. Il a pris des photos, il a parlé vite fait avec des officiers qui travaillent ici, mais pas avec les détenus quoi. Quand je serai libre, on se voit tous dehors hein ?! »

Trouvé ici

[Palaiseau] 4 évasions du centre de rétention – 16 décembre 2012

Dimanche soir (16 décembre), 4 sans papiers se sont évadés du centre de rétention de Palaiseau (Essonne). Selon la presse, vers 19h30, un retenu a appelé un flic dans la salle de télévision. Il aurait alors été maîtrisé au sol par 5 personnes qui lui aurait pris son badge magnétique pour ouvrir les différentes portes. Alors qu’un continuait de maintenir le flic, les 4 autres se seraient dirigés vers la zone de livraison du centre afin de s’échapper en escaladant un grillage.

Quand au retenu qui a aidé à l’évasion, il serait actuellement en garde-à-vue.

La passion pour la liberté est plus forte que tous leurs grillages, détecteurs de mouvements et caméras de surveillances !

Bonne route aux évadés !

Solidarité avec la personne en garde-à-vue !


[Israël] des camps dans le désert de Néguev

En juin dernier, le gouvernement israélien a décidé d’ouvrir des camps pour enfermer des demandeurs d’asile dans le désert de Néguev.Depuis, plusieurs ont été construit :

Le camp de Nahal Raviv, composé uniquement en tente, peut enfermer 4000 personnes au total. Pour l’instant il reste entièrement vide. Sa gestion a été confiée à une entreprise privée.

Quelques kilomètres plus loin, le camp de Sadot (dont les coûts de construction s’élèvent à environ 40 millions d’euros), construit en préfabriqués, pourra enfermer 3 360 personnes.

Le gouvernement a aussi adopté une nouvelle loi sur les « infiltrations », qui permet, entre-autre, d’enfermer les migrants pendant une période minimum de 3 ans.

Voir aussi ici.

[Turin] Révolte au CIE : Flambé – 14 décembre 2012

Flambé

Deux semaines après la révolte du 30 novembre, une nouvelle mutinerie a réchauffé les cœurs des prisonniers du centre de rétention de Turin. Encore une fois, il a suffi d’un petit salut pour allumer la mèche: quand, dans l’après-midi, une trentaine de solidaires se sont rassemblés à l’extérieur du centre, certains détenus des sections rouge, bleue et violette sont montés sur les toits et ont incendié plusieurs matelas. Des ballons de foot et des balles de tennis ont été lancés par dessus des murs, un petit brasier a été allumé sur le trottoir. La police est intervenue avec des canons à eau pour éteindre les incendies sur les toits et, à ce qu’il paraît, un mur à l’intérieur de la section rouge a été abattu, de quoi faire des pierres à jeter sur les flics. L’émeute terminée, la police a perquisitionné la section rouge à la recherche de morceaux de verre (ou de bananes renforcées?) et, peu après, dans la section bleue, des retenus ont lancé des bouteilles sur les matons.

 source macerie

[Brochure] La croix-rouge collabore aux expulsions

[Brochure] La Croix-Rouge collabore aux expulsions

Autour de quelques vautours de la machine à expulser #1

Partout s’érigent des frontières qui font le tri entre celles et ceux qui seront chassés et les autres : lors des contrôles dans les transports, lors des rafles policières dans les rues, aux guichets d’agences d’intérim ou de banques qui les balancent aux flics. Partout se dressent des entreprises qui s’enrichissent sur ces expulsions : des compagnies aériennes transportent les sans-papiers retenus, des hôtels servent de prison, des associations aident les flics à gérer proprement les expulsions dans les centres de rétention, des entreprises fournissent la bouffe, des multinationales du BTP construisent et modernisent ces camps.

Cette brochure – la première d’une série autour de quelques vautours de la machine à expulser – se veut une petite contribution à la lutte contre les frontières et l’enfermement.

Liberté pour toutes et tous, avec ou sans papiers !

À lire en ligne ici

À télécharger en pdf format brochure là

MERHABA / KHOSH AMADID / BIENVENUE / WELCOME :
journal d’échange et d’informations sur les luttes des migrant-es
UN ÉTÉ CONTRE LES FRONTIÈRES :
PARIS : LUTTE DES MIGRANT-ES DE LA CHAPELLE :
KOS, DÉCLARATION ET INFORMATIONS SUR LA SITUATION DES MIGRANT-ES :
NON À L'EXPULSION DU SQUAT DU COLLECTIF DES BARAS :

AGENDA

TOUS LES MOIS

- Tous les premiers vendredis du mois, 19h-20h30 : Émission Sans Papiers Ni Frontières, sur radio FPP 106.3 FM (région parisienne) ou sur www.rfpp.net

- Tous les deuxièmes mercredis du mois, 16h30-18h : Émission Sans Papiers Ni Frontières, sur radio Galère 88.4 FM (région marseille) ou sur www.radiogalere.org

- Tous les premiers samedis du mois, Bagnolet, 14h-18h : Permanence Sans-papiers : s’organiser contre l’expulsion, au Rémouleur 106 rue Victor Hugo 93170 Bagnolet (M° Robespierre ou M° Gallieni)

LIBERTÉ POUR ABDUL RAHMAN HAROUN LE MARCHEUR SOUS LA MANCHE :
LA SOLIDARITÉ SIGNIFIE LUTTER CONTRE LES FRONTIÈRES :
SITUATION ET LUTTES À CALAIS :