Sans Papiers Ni Frontières

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Contre les frontières et leurs prisons

[Paris] La balade des réfugié-es ou Évacuation 10

Ce matin (29 juillet 2015), les migrant-es du campement rue Pajol ont été évacués vers des différents centre d’hébergements en Ile-de-France. Les fameux bus rouge « Savac » et blancs de la Mairie de Paris ont refait leur apparition ainsi que les désormais experts de l’évacuation : personnel associatif (Emmaüs), personnel de l’OFPRA, représentants de la Mairie de Paris, du ministère de l’intérieur et les célèbres militants du PC.

Tous venus s’autoféliciter et vendre leur nouvelle opération auprès des médias qu’ils avaient fait venir en nombre. Les experts de l’évacuation ont donc proposé aux migrant-es de monter dans les bus à destinations d’une dizaine de centre d’hébergement d’urgences répartis en Île-de-France.

Les migrant-es auront la chance de pouvoir découvrir les charmes de la région. Les plus chanceux seront hébergés à Paris. Pour d’autres, ce sera Persan dans le 95 ou Elancourt dans les Yvelines. On leur a promis un hébergement « le temps de la procédure ». Comme à chaque fois. Mais la nouveauté du jour, c’est la distribution d’un document à entête rédigé en anglais et en arabe faisant office de « garanties ». Ces opérations d’évacuation ont en réalité pour but de disperser les exilé-es et de briser toute capacité d’organisation collective. De cela, L’État et le gouvernement n’en veulent pas.
Il faut surtout rendre invisibles les exilé-es. Les effacer du paysage urbain parisien.

Depuis deux mois, il ne s’agit que de cela. Non pas trouver des vraies solutions pour les migrant-es comme des logements pérennes et un lieu collectif où ils et elles puissent s’organiser. Depuis deux mois, les pouvoirs publics baladent les exilé-es, les disséminent dans toute la région sous couvert d’offrir une réponse « humanitaire » à la « crise des migrants ». Depuis deux mois, les autorités font la chasse aux exilé-es que ce soit avec le concours de la police, comme ce fût le cas au début du mois de juin, ou avec la collaboration des associations. L’un n’excluant d’ailleurs pas l’autre. Main dans la main, tous travaillent à l’invisibilisation des migrant-es.
Dans quelques jours, des dizaines d’autres survivants des frontières arriveront à Paris et n’auront que la rue pour dormir. Un nouveau campement se mettra en place jusqu’à la prochaine évacuation.

Rassemblement ce soir mercredi 29 juillet à 18h au métro la Chapelle (ligne 2)

Des logements pérennes pour tous et toutes !
Des papiers pour tous et toutes !
Welcome Refugees

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[Paris] De Calais à Vintimille : ouvrez les frontières

Plus de 150 personnes ont répondu à l’appel de Vintimille samedi à Paris et ont manifesté de Bastille à République.

Les frontières tuent chaque jour des dizaines de personnes. Ainsi, depuis début juin, 9 migrant-es ont été tué-es à Calais en tentant de passer en Grande-Bretagne. Des milliers d’exilé-es sont mort-es en Méditerranée et dans le Sahara sur le chemin de l’Europe. Aujourd’hui, plusieurs milliers de personnes sont bloquées à Vintimille et à Calais. A Paris, des centaines d’exilé-es n’ont trouvé que la rue pour seul asile. Ici et là, la solidarité et la résistance s’organisent.

Derrière des banderoles  » Papiers, logements, dignité pour tous et toutes », « Les frontières tuent, liberté de circulation » ; « Lampedusa, Vintimille, Paris, Calais : circuler et s’installer où on veut et quand on veut », réfugié-es, personnes solidaires, militant-es et le collectif des Baras ont scandé  » Solidarité avec les réfugié-es, Y’en a marre, De l’air ouvrez les frontières, Des papiers pour tous ».

Sur le chemin du retour au campement Pajol, les manifestant-es sont fait escale à Gare du Nord. Devant l’entrée de l’eurostar, une banderole a été déployée aux cris de « No border, no nation, stop deportation ». Des applaudissements ont alors retenti dans la gare. Les exilés ont poursuivi la manifestation jusqu’à la rue Pajol.

Welcome refugees !
Liberté de circulation et d’installation !

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De Vintimille à Paris, de Paris à Calais, les frontières tuent, appel à solidarité les 24, 25 et 26 juillet !

De Vintimille à Paris, de Paris à Calais, les frontières tuent ! Solidarité, Résistance !

Appel à organiser trois jours d’échanges et de résistance contre les frontières les 24, 25 et 26 juillet à Paris.

Cela va faire bientôt deux mois que le campement de la Chapelle à été démantelé, jusque début juin dernier quelques 300 personnes dormaient sous le métro. Les migrants ont été traqués et repoussés à l’église St Bernard et hors du jardin qui lui fait face. Puis violemment expulsés de la Halle Pajol par la police. Refoulés du Bois Dormoy, ils ont occupé une caserne dont ils ont été contraints de sortir.

Celles et ceux qui n’avaient pas obtenu d’hébergement d’urgence s’étaient retrouvé au jardin d’Éole. Pendant 10 jours, migrant-e-s et soutiens, contre le mépris municipal et face à l’abandon de l’État, se sont organisés ensemble. Le 19 juin, le jardin d’Eole était évacué par les pouvoirs publics dans une atmosphère de menace policière, avec la complicité de l’Ofpra, des éluEs et militantEs EELV et PCF, et d’Emmaüs. Sous la pression, des migrant-e-s montent dans des cars vers des hébergements dont ils ignorent tout (durée, conditions).
Dès le lendemain, retour à Pajol des migrants laissés sur le carreau.

Le 9 juillet, même scénario d’évacuation à Pajol. C’est la 9e évacuation des migrant-e-s en six semaines.

Depuis presque deux mois, les migrant-e-s subissent la violence de l’État : violence policière, expulsions, arrestations. Aucune solution durable n’a été trouvée. Rien n’a été réglé.

Aujourd’hui, il y a plusieurs centaines de migrant-e-s dans des centres d’hébergements, mais pour combien de temps ? Actuellement plus de 250 réfugiés et migrant-e-s mangent, dorment et vivent à la Halle Pajol.

Expulsion après expulsion, la rage grandit. Face à la violence de l’État, face à l’abandon de la mairie de Paris et de l’État, face leurs stratégies de division et de pourrissement, ici et ailleurs la solidarité s’organise !

De Vintimille à Paris, de Paris à Calais, les frontières tuent ! Solidarité, Résistance !

Suite à l’appel à solidarité des migrant-e-s et soutiens de Vintimille, nous appelons à organiser trois jours d’échanges et de résistance contre les frontières ici à Paris !

Vendredi 24 juillet : Projection et concerts sur le campement à la halle Pajol
19h : Pique-nique collectif et participatif
20h30 : Paroles de migrants (traduction)
21h30 : Présentation et diffusion du court-métrage. Escale à Pajol de Mahamoud Ibrahim : Yacoub jeune Libyen, a fui la guerre. Après avoir traversé la Méditerranée, il a atterri en France. Avec d’autres migrants, il se retrouve dans un campement de fortune dans le quartier Pajol du 18 arrondissement de Paris.
22h : Discussion / images de N. Jaoul.
23h : Projection du documentaire « La ballade des sans-papiers », de Samir Abdallah et Raffaele Ventura.
Concert

Samedi 25 juillet  : Manifestation en lien avec Vintimille.
Départ 15h30 rue de Lyon au croisement de l’avenue Daumesnil, (métro de gare de Lyon), arrivée à république.

Appel à solidarité, venez nombreu-ses-x d’ici ou d’ailleurs !

Ni frontières, ni nations !
Liberté de circulation et d’installation pour tou-te-s !
Des papiers et un logement pour tou-te-s !

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[Paris] L’épidémie c’est… le capitalisme, ses flics, ses guerres, ses frontières

Texte diffusé dans le quartier de La Chapelle le soir du 2 juin et collé sur les murs.

L’épidémie c’est… le capitalisme, ses flics, ses guerres, ses frontières

Ce matin, mardi 2 juin 2015, 400 migrant-e-s qui vivaient depuis plusieurs mois sous le métro aérien entre la Chapelle et Barbès ont été expulsé-e-s. Sous prétexte d’une menace d’épidémie, préfecture et mairie espèrent ainsi nettoyer le quartier en pleine rénovation urbaine et disperser les migrant-e-s. Et cela avec la collaboration des associations Emmaüs et France Terre d’Asile, cautions humanitaires à la répression des migrant-e-s, qui participent à trier, contrôler des individues selon une origine qu’ils n’ont pas choisie. Associatifs et flics travaillent côte à côte, pour déloger les migrant-e-s en échange de quelques nuits d’hébergement pour les mieux loti-e-s, la rue pour les autres. De l’autre côté des barrières des manifestant-e-s se sont regroupé-e-s avec banderoles, tracts et guirlandes d’affiches pour exprimer leur solidarité aux expulsé-e-s, mais ne parviennent pas à bloquer les cars de la compagnie Savac qui les emmènent. À peine l’opération terminée, sans laisser à certain-e-s la possibilité de récupérer leurs affaires, le ménage est fait, pour offrir à Vinci l’usage du terrain. Quelques heures plus tard, une centaine de migrant-e-s manifestent vers la mairie du 18ème pour exiger une solution de logement.

L’ expulsion de ce campement participe à la volonté de l’État d’isoler, d’humilier, d’empêcher toute organisation des migrant-e-s pour survivre ici ou tenter d’aller vers d’autres pays. Nombre d’entre elles et eux souhaitent en effet rejoindre l’Angleterre en passant par Calais, où deux squats de migrant-e-s ont été expulsés aujourd’hui même. Là-bas comme ici, l’État et ses larbins, détruisent les espaces que s’approprient les migrant-e-s, parlant d’évacuation sanitaire alors même qu’ils sont responsables de leurs conditions de vie précaires par le harcèlement qu’ils leur font subir.

Laissons parler notre rage contre ses flics qui aujourd’hui expulsent, et qui tous les jours font leur sale boulot de contrôle, d’arrestation, d’emprisonnement en centre de rétention de celles et ceux qui n’ont pas les bon papiers.

Solidarité avec les migrant-e-s

À bas toutes les frontières

Liberté pour tou-te-s

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English version

The epidemic it’s… capitalism, its cops, its wars, its borders

This morning, tuesday June 2nd, 400 migrants who have been living for several months under the elevated railway between La Chapelle and Barbès were evicted. Under the pretext of a threat of an epidemic, prefecture and town council hope to « clean out » this area in complete urban renewal and disperse the migrants. And that with the colla­boration of the associations Emmaüs and France Terre d’Asile, humanitarian backings to the repression of migrants, which help sort out and control individuals according to an origin they haven’t chosen. Associations and cops work side by side to move out migrants in exchange for some nights ‘accomodation for the lucky ones, street for the others.

Behind the fences, some demonstrators has gathered with banner, tracts and posters to express their solidarity to evic­ted people, but they’re not able to block the bus from Savac compagy which take them away. The operation barely over, housework is made to offer the use of the site to Vinci, without letting the opportunity to some people to get their things back. Few hours later an hundred of migrants demonstrate among the town hall of 18th to demand to an accomodation solution.

The eviction of this camp takes part in the will of the state to isolate, humiliate, prevent any organization of migrants to survive here or try to get other countries. Indeed many of them want to reach England via Calais, where two mi­grants’ squats were evicted today. There, as here, the state and its stooges destroy spaces appropriate by migrants, spea­king of medical evacuations while they are responsible for their precarious living conditions through the harassment they inflict on them.

Let’s express our rage against these cops who evict today, and all the days make their ugly job of controlling, arresting, imprisonning in retention centers the ones who don’t have the good documents.

Solidarity with migrants !

No borders !

Freedom for everyone !

[Suisse/Besançon] Manifestations contre l’Europe forteresse

Mercredi 22 avril 2015. Réunissant 70 personnes à la gare de Lucerne (Suisse), les manifestants sont partis en cortège et leur nombre a rapidement grimpé à 150, bloquant les rues et le trafic de fin de journée. En plus des pétards et slogans, un tract a été distribué :

Nous sommes furieux – diablement furieux !

Chaque jour des personnes meurent aux frontières extérieures de l’Europe. Seulement dans les sept derniers jours, plus de 1000 personnes réfugiés – enfants, femmes, hommes comme toi et moi sont mortes.

Et vous? Vous restez calmes, inactifs! Vous vous taisez sur cette immense injustice faites aux gens.
Mais nous! Nous ne pouvons pas nous taire plus longtemps. Nous ne supportons pas votre indifférence raciste de merde. Dans les dernières semaines, plus de cinq fois plus de gens sont morts que lors de l’attaque à Charlie Hebdo et le crash du vol allemand réunis!

Pourquoi êtes-vous si froids, si égoîstes…? Pourquoi n’êtes-vous pas avec nous dans la rue, putain de merde ?

C’est pourquoi nous vous dérangeons, nous interrompons votre quotidien stressé entre le travail et la consommation. Nous vous contraignons de vous arrêter et de réaliser que votre peur infondée, moyen-âgeuse et raciste de « tous les étrangers » porte une part de responsabilité de ces catastrophes qui se produisent chaque jour en mer méditerranée.

Croyez-vous vraiment que des personnes quittent volontairement leur pays natal? Vous êtes pourtant si follement amoureux de votre pays merdique ? Le quitteriez-vous volontairement ? Abandonner vos familles ? Ou n’est-ce pas bien plus réaliste quà travers des guerres et qui, par l’exploitation de l’homme et de la nature causée par la soif de profit, contraint les gens à fuir ? Que ces circonstances laissent aux gens venant de ce qu’on appelle des pays du tiers-monde seulement le choix de mourir dans leur pays ou de risquer leur vie dans l’espoir d’une vie meilleure dans les pays riches du nord ?

Nous condamnons fortement le programme en 10 points de l’UE. Les réfugiés ont besoin d’aide et non pas d’encore plus de mesures de rejet. Vous n’êtes donc pas d’accord avec le fait qu’on ne peut évidemment pas empêcher des gens à fuir. Il y a une mer maudite, un mur avec des barbelés de l’OTAN et de « la protection des frontières ». Comment voulez-vous empêcher de fuir des gens qui sont prêts à mourir ?

Vendredi 24 avril dans la soirée, une manif anti-raciste spontanée a eu lieu dans le centre-ville de Winterthur (Suisse) en solidarité avec les réfugiés et les migrants. Aux environs de 19h, 70 personnes se sont retrouvées à Steinberggasse pour protester contre le régime européen des frontières et ses conséquences mortelles. Après deux courts discours, le cortège s’est mis en marche bruyamment et de manière combative à travers le centre-ville en passant par la gare ferroviaire …  […] 400 tracts ont été distribués. Pour un monde sans Etats, sans frontières ni classes!”

Berne, 25 avril 2015. La manif dont l’appel était « les frontières tuent » a réuni près de 500 personnes. Des slogans ont été tagués sur la façade en bois de la National Bank. A Bahnhofsplatz, une agence de l’UBS Bank et l’hôtel Schweizerhof ont aussi pu être redécorés à la peinture, tandis qu’un groupe brûlait un drapeau national. « Comme toujours, la police a essayé de se tenir devant les bâtiments et donc de protéger les entreprises qui participent de manière significative par leurs actions à l’exploitation des pays du Sud et qui sont responsables de nombreux décès. »

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Besançon, 25 avril 2015. Samedi 25 avril 2015, quelques personnes se sont rassemblées place pasteur en réponse aux centaines de réfugiés morts au large de la mer méditerranée le week-end précédent. Une banderole disant “ABATTONS LES MURS DE L’EUROPE – NO BORDER NO NATION (A)” a été suspendue sur les barrières du chantier des Passages Pasteur et y est restée tout le week-end.

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Environ 40 personnes ont brièvement défilé à travers le centre-ville aux cris de “solidarité avec les migrants”, “A bas l’Etat, ses flics et ses frontières”, “Pierre par pierre, mur par mur, nous détruirons les centres de rétention”….

Au petit matin de ce 25 avril, on pouvait lire divers slogans peints sur les murs contre la machine à expulser, FRONTEX, pour la destruction des frontières (en français et en anglais), des centres de rétention et de l’Europe forteresse (si les tags photos n’ont pas tous été photographiés, c’est pour ne pas faciliter le travail de la brigade anti-tag de la mairie…)

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Cela ne nous fait évidemment pas oublier les morts quotidiennes aux frontières extérieures de l’UE, qui sont protégées par l’agence FRONTEX: celle-ci fournit équipements technologiques et coordonnent les différentes polices des Etats-membres afin de repousser des personnes fuyant les conditions merdiques dans lesquelles elles tentent de survivre dans leurs pays (guerres, persécutions politiques, ravages environnementaux et humains provoqués par le capital , etc…) ou ayant tout simplement le souhait de circuler et de s’installer librement. Quand ces réfugiés ne meurent pas noyés, il-elle-s vivent dans l’angoisse permanente d’être raflé.e.s par les flics ou d’être parqué.e.s, enfermé.es et humilié.e.s dans des camps de transit ou diverses prisons des Etats de l’UE – appelées lager, centre de rétention, centre fermé, immigrants detention centre…, elles-même gérées par des organismes et assoces humanitaires et caritatives (telles que la Croix-Rouge, France Terre d’Asile, la CIMADE, Barnardos, etc…)

 

Repris du chat noir émeutier

[Grèce] Manifestations contre les centres de rétention

Le 14 février, 250 personnes ont manifesté jusqu’au commissariat central de Thessalonique et ont lancé des bombes de peinture rouge sur l’entrée. Cinq jours après une manifestation pour la fermeture des centres de rétention s’est déroulée dans les rues de la ville.

ΘΕΣΣΑΛΟΝΙΚΗ ΑΝΤΙΡΑΤΣΙΣΤΙΚΟ ΣΥΛΛΑΛΗΤΗΡΙΟ

Des manifestations contre les centres de rétention se sont également tenues à Patras le 17 février, à Athènes et Ioannina le 19 février et devant le centre de Xanthi le 28 février.

Samedi 21 février, il y a eu des affrontements entre les flics anti-émeute et 250 manifestant-e-s qui tentaient de rentrer dans le centre de rétention d’Amygdalezales retenus s’étaient révoltés le 14 février suite à la mort de deux d’entre eux.

Traduction libre depuis clandestina

 

[Grèce] Suicide, révolte et manifestation au centre de rétention d’Amygdaleza

14 février 2015

Le 13 février un migrant enfermé au centre de rétention d’Amygdaleza s’est suicidé. Cette prison située au nord d’Athènes avait déjà tué deux personnes en novembre dernier, et une autre mardi dernier. A l’intérieur les autres retenus ont répondu par la révolte.

Le lendemain le ministre de la Protection des citoyens du nouveau gouvernement de gauche est venu faire son beurre politique lors d’une visite au centre, en répétant la promesse faite lors de la campagne électorale de fermer les centres de rétention au profit de « centres d’accueil ouverts ». Un groupe d’une cinquantaine de personnes, elles sincèrement contre l’enfermement des étranger-e-s, manifestait devant les murs de la prison au même moment. Les retenus manifestaient de l’autre côté des grilles, brandissant des panneaux en anglais « Liberté. Ici on meurt ».

Destruction des frontières et de toutes les prisons, qu’elles soient de droite ou de gauche

d’après la presse

[Italie] Les CRA sont partout

Rome, vendredi 6 février. Dans le Centre de rétention la tension gronde contre la police et les gérants (GEPSA et l’association Acuarinto) qui ont des attitudes d’intimidation envers les personnes enfermées.

Plusieurs retenu décident donc de refuser le repas de midi, en signe de protestation. L’après-midi, un des prisonniers commence à se couper avec une lame de rasoir, à cause de son exaspération suite au retard avec lequel sont données les cartes téléphoniques. Nombre d’autres retenus commencent à foutre le bordel, notamment en mettant le feu à des matelas. La police arrive avec des lances à eau pour éteindre les incendies, puis elle commence a fouiller les chambres.
Entretemps, dehors, a lieu un rassemblement de solidarité (prévu depuis un moment).

Triste nouvelle, par contre, depuis le CRA de Bari (Pouilles) : un détenu de 26 ans est mort. Il s’agirait de « causes naturelles », selon la police.

Le matin du samedi 7 février, à Turin, une quinzaine d’ennemi.e.s des frontières se pointe à l’agence de voyages SCN 747, en plein centre-ville. Pendant que certains collent des affiches sur les vitrines, d’autres diffusent des tracts ou font des interventions au haut-parleur pour expliquer aux passants que cette agence achète les billets pour la préfecture, pour expulser les sans-papiers du CRA de Corso Brunelleschi. Une façon de rappeler que la machine à expulser est partout et qu’on peut s’en prendre à ses collabos de mille façons.

Voici le tract diffusé à Turin :

Le CRA est partout

Jour après jour, on voit police et militaires roder dans les rues à la recherche de sans-papiers, afin de les emmener au Centre de Rétention Administrative [CIE, Centro di Identificazione ed Espulsione, en italien ; NdT] du Corso Brunelleschi. Parfois, leur boulot est entravé par ceux qui n’acceptent plus, pour eux-mêmes et pour leurs proches, de vivre avec la menace constante d’êtres enfermés dans une cage ou d’êtres expulsés.

La police n’est que le visage le plus connu de la machine à expulser, mais pour marcher, les CRA ont besoin de la collaboration de plein d’autres acteurs : entreprises, associations et coopératives. Le CRA est partout dans la ville : de ceux qui tous les jours y emmènent la bouffe à ceux qui lavent le linge, de ceux qui participent aux expulsions à ceux qui répareent des parties du CRA détruites par les révoltes. Du coup, les CRA sont chaque entreprise, administration, association et personne qui collabore avec l’enfermement des sans-papiers et qui s’engraisse avec ces taules.

Depuis des années, les seules pratiques concrètes visant à la fermeture des Centres ont été menées par les prisonniers eux-mêmes, qui ont continué à s’évader des Centres, qui ont continué à détruire les prisons où ils étaient enfermés. Si aujourd’hui la machine à expulser se trouve dans de grosses difficultés, c’est grâce aux luttes et aux révoltes. Cependant, lutter contre les CRA ce n’est pas seulement aller devant ces murs pour hurler sa solidarité ; c’est aussi faire voir sa rage envers ces lieux en identifiant et en pointant du doigt aussi, parmi ces ennemis, la petite boutique du coin, si on sait qu’elle collabore avec les expulsions. Et aller frapper les CRA partout, devant leurs murs comme dans les quartiers.

L’agence de voyage SNC 747 collabore avec la Préfecture de Turin en achetant les billets pour la déportation des sans-papiers. Pendant les deux dernières années, cette activité leur a rapporté 20.000 euros.

SNC VIAGGI 747
Tél. (0039) 115214395
Via Milano 13/B
Torino

Traduit et adapté par non fides depuis macerie

 

 

Calais – Douvre, mobilisation antifasciste en solidarité avec les migrant-e-s

Dimanche 25 janvier 2015, une centaine d’antifascistes ont manifesté leur solidarité avec les migrants sur la Place d’Arme et dans les rues de Calais. Le groupuscule néo-nazi « Sauvons Calais » appelait à manifester contre l’ouverture d’un centre d’accueil pour les migrants. La préfecture avait interdit à la fois le rassemblement de Sauvons Calais et le contre-rassemblement organisé par l’Action Antifasciste NP2C. Sauvons Calais avait indiqué qu’il braverait l’interdiction. Ils sont finalement restés cachés bien au chaud.

(source : Lutte en Nord)

De l’autre côté de la Manche, à Douvres, le groupe fasciste Support the Calais Truckers (SCT) était bel et bien présent et a tenté pour la seconde fois de bloquer le port. Ils pensaient rassembler du monde pour soutenir les routiers risquant des amendes en transportant des migrant-e-s à leur insu et surtout contre les « envahisseurs ». En réalité ils ont rassemblé les antifas venus à plus nombreux pour en découdre, et une horde de flics pour protéger la manifestation. Certains des néo-nazis ont dû se réfugier sur le toit du bar qui faisait office de point de rendez-vous, avant de redescendre pour tenter de prendre la rue. Les antifas ont bloqué une première fois la manif, puis une deuxième fois lors de laquelle des pierres ont été jetées, puis la protection des flics n’a plus était suffisante pour empêcher qu’un nazillon soit physiquement malmené. Les fascistes ont essayé de s’enfuir, poursuivis par les antifas, eux-même poursuivis par les flics qui ont fini par les rattraper pour les contenir le temps que SCT fasse sa manif.

Traduction libre de la presse

 

[Toulouse] Manifestation devant le centre de rétention de Cornebarrieu

Dimanche 18 janvier 2015 a eu lieu une manifestation devant le Centre de rétention de Cornebarrieu à l’appel du Collectif de Lutte et d’Informations Migrant.Es (Clime), dans le cadre du week-end de lutte et d’information pour la liberté de circulation.

Nous étions quelques dizaines à nous rassembler comme prévu sur le parking de l’Intermarché de Cornebarrieu. Nous nous sommes mis en marche vers le CRA encadré-e-s par deux voitures de gendarmerie.

La manifestation, sur le trajet et devant le CRA, a poussé les slogans : « Ni papiers, ni nation ! », « Pierre par pierre, mur par mur, nous détruirons les centres de rétentions » ou encore « Qu’est-ce qu’on veut ? Des papiers ! Pour qui ? Pour tous ! »…

A l’arrivée devant le CRA, plusieurs banderoles sont accrochées sur la grille de la prison.

Alors que le rassemblement s’étoffe un peu de quelques retardataires, nous continuons à chanter et crier. Au cri de « Liberté ! » répondent parfois les cris des enfermé-e-s de l’autre côté des murs.

Nous reviendrons.

Iaata.info

Toulouse 18janv15

MERHABA / KHOSH AMADID / BIENVENUE / WELCOME :
journal d’échange et d’informations sur les luttes des migrant-es
UN ÉTÉ CONTRE LES FRONTIÈRES :
PARIS : LUTTE DES MIGRANT-ES DE LA CHAPELLE :
KOS, DÉCLARATION ET INFORMATIONS SUR LA SITUATION DES MIGRANT-ES :
NON À L'EXPULSION DU SQUAT DU COLLECTIF DES BARAS :

AGENDA

TOUS LES MOIS

- Tous les premiers vendredis du mois, 19h-20h30 : Émission Sans Papiers Ni Frontières, sur radio FPP 106.3 FM (région parisienne) ou sur www.rfpp.net

- Tous les deuxièmes mercredis du mois, 16h30-18h : Émission Sans Papiers Ni Frontières, sur radio Galère 88.4 FM (région marseille) ou sur www.radiogalere.org

- Tous les premiers samedis du mois, Bagnolet, 14h-18h : Permanence Sans-papiers : s’organiser contre l’expulsion, au Rémouleur 106 rue Victor Hugo 93170 Bagnolet (M° Robespierre ou M° Gallieni)

LIBERTÉ POUR ABDUL RAHMAN HAROUN LE MARCHEUR SOUS LA MANCHE :
LA SOLIDARITÉ SIGNIFIE LUTTER CONTRE LES FRONTIÈRES :
SITUATION ET LUTTES À CALAIS :