Sans Papiers Ni Frontières

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Contre les frontières et leurs prisons

[Athènes, Grèce] Manifestation contre les camps de rétention

Le samedi 11 Janvier 2014, des personnes ont effectué une manifestation dans les quartiers du centre d’Athènes contre les centres de rétention pour migrants et l’opération de rafle d’Etat  » Xenios Zeus ». La manifestation était organisée par plusieurs collectifs qui sont actifs dans le centre-ville (à partir des quartiers de Aghios Nikolaos, Kypseli et Patissia, des antifascistes des quartiers du centre d’Athènes, de Kypseli – action antifasciste Patissia, l’ensemble de NoLager), et a été soutenue par d’autres groupes et individus du centre-ville, mais aussi de la banlieue ouest, est, nord et sud d’Athènes. Il y avait également la présence importante des migrants qui ont participé à la manifestation depuis le début, ou ont rejoint la manif spontanément. Près de 800 manifestants ont marché de la place Amerikis à travers les rues de Mythimnis, d’Attique, de Skiathou, d’Epidamnou, de Sifnou et de Patission, et sont retournés à la place Amerikis.

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Au cours de la marche, des centaines de dépliants ont été distribués dans sept langues différentes, des milliers de tracts ont été jetés, et les manifestants ont tagué des slogans et des pochoirs le long de la route. Il n’y a pas eu de problème, et la manifestation a été très chaleureusement accueillie par les résidents migrants. Entre autres, les slogans suivants ont été criés :

Les migrants sont nos frères et sœurs de classe / Pas de camps de concentration, jamais et nulle part

Les camps de concentration, les pogroms et Manolada / C’est la Grèce si vous êtes un migrant
[référence aux travailleurs agricoles migrants, qui ont protesté contre l’esclavage imposé par les propriétaires de fraises, et qui ont été frappés par des contremaîtres à Manolada, dans le Péloponnèse]

Laissez les professeurs être albanais, nos enseignants roms, et nos camarades de Téhéran

Le terrorisme c’est la recherche d’emploi, ayant pas d’assurance santé, et vivre sans-papiers

C’est ça, des papiers pour les migrants, des coups de pied aux patrons

Flics d’Aube dorée/ patriotes nationalistes / nous sommes les traîtres de l’unité nationale

"Contre les pogroms raciste de la police/de l'Etat - Jusqu'à la libération du dernier migrant des camps de concentration modernes"

« Contre les pogroms raciste de la police/de l’Etat – Jusqu’à la libération

du dernier migrant des camps de concentration modernes »

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"Démolissons les camps de concentration"

« Démolissons les camps de concentration »

Feux du nouvel an 2014

Feux d’artifice et rassemblements solidaires devant les taules du monde entier

Région parisienne :

Saluts solidaires devant les taules, 31 décembre 2013 : Des pétards, feux d’artifice et des cris (liberté, bonne année, feu aux prisons, courage, etc) ont été lancés simultanément devant les prisons de Bois d’Arcy, Fresnes, devant le centre de rétention de Vincennes, la prison pour femmes de Versailles et celle de la Santé à Paris. À Bois d’Arcy, Fresnes et la Santé, des échanges ont eu lieu entre l’intérieur et l’extérieur.

Liberté pour toutes et tous, avec ou sans papiers.

Amiens :

Feu d’artifice devant la taule d’Amiens : Hier mardi 31 au soir, des feux d’artifice ont été tirés à la Maison d’Arrêt d’Amiens. Cette action anti-carcérale vise à exprimer notre solidarité envers tous les prisonniers.

Feu aux prisons ! Liberté pour tou.te.s !

Besançon :

Feux du nouvel an à la maison d’arrêt de La Butte : dans la soirée du 31 décembre 2013, des feux d’artifice ont été tirés en solidarité avec les prisonniers devant la maison d’arrêt de la butte. Alors que les gens s’échangeaient des voeux hypocrites et tout un tas de conneries pour cette nouvelle année, quelques feux d’artifice ont été allumés devant la maison d’arrêt de Besançon. Des slogans contre l’enfermement ont été scandés (« les prisons en feu les matons au milieu; solidarité avec les prisonniers; pierre par pierre, mur par mur nous détruirons toutes les prisons »). À l’intérieur on pouvait entendre le dawa des prisonniers qui tapaient sur les portes et qui criaient leur rage depuis leurs cellules. Un autre groupe de solidaires étaient également présent devant la taule et tiraient des feux d’artifice.

Détruisons les murs et les frontières qui nous séparent ! Feu à tous les lieux d’enfermement ! Liberté pour tou.te.s !

Angers :

Ce 31 décembre plusieurs personnes se sont retrouvées face aux murs de la maison d’arrêt d’Angers. Des fusées et fumigènes ont été craqué près des ailes ouest et est de la taule. Des cris ont été échangés entre les prisonniers, des voisins et plusieurs groupes venus devant la prison. crève la taule !

Marseille :

Une dizaine de personnes se sont rendues vers 21h devant le CRA du Canet pour crier leur solidarité avec les retenus enfermés à l’intérieur et lancer quelques feux d’artifices. À minuit, devant la maison d’arrêt des Baumettes, c’est une petite trentaine de personnes qui durant une vingtaine de minutes a tiré des feux d’artifices devant la taule, et crié sa haine des murs, d’abord devant la maison d’arrêt des hommes, puis devant l’entrée de celle des femmes. Quelques fumigènes ont été balancé par dessus les murs, devant les encouragements et les cris de joies de nombreux prisonniers. Du côté de la M.A femme, pas d’échanges cependant.

Nantes :

Feux d’artifices devant la maison d’arrêt de Nantes-Carquefou, devant le centre de détention et devant l’EPM de Orvault.

Calais :

Rassemblement devant le centre de rétention.

Athènes (Grèce) :

Manif de solidarité du réveillon devant les prisons de Koridallos, où plusieurs anarchistes sont incarcéré.es : Lors de la manif de cette année, la solidarité s’est fortement exprimée à la fois à l’intérieur et à l’extérieur des prisons de Korydallos. Près d’un millier de personnes solidaires étaient présentes au rassemblement avant minuit et ont commencé à scander des slogans haut et fort. Plusieurs compagnon.nes ont allumé des feux d’artifice, alors que les prisonniers faisaient du bruit et lançaient des objets enflammés des fenêtres des cellules. Peu de temps après que la foule se soit déplacée du parc en face de la prison des hommes à un parking en face de la prison des femmes, les flics anti-émeute ont utilisé des gaz lacrymogènes pour réprimer la grande manifestation et ont chassé les manifestant.es dans les rues avoisinantes. 4 arrestations. photos & vidéo ici.

Feu aux prisons !

Volos (Grèce) :

Manifestation devant la prison pour mineurs. Les manifestants ont scandé des slogans au milieu des feux d’artifice; «La passion pour la liberté est plus forte que toutes les prisons», «Feu et explosion à ce bordel », et plus encore.
La solidarité est notre arme! vidéo ici.

Larissa (Grèce) :

Réveillon devant la prison, où le compagnon en grève de la faim Spyros Stratoulis est incarcéré. Voir une vidéo ici.

Omaha et Lincoln (Nebraska, USA) :

Des banderoles avec des slogans anti-prison ont été accrochées dans ces deux villes. À Omaha, une manifestation s’est rendue devant la prison et il y a eu du boucan des deux côtés du mur.

Helsinki (Finlande) :

Manif solidaire à la prison pour migrants de Metsäla à Helsinki

Lors de la nuit de la St-Sylvestre, un groupe de 40 personnes a rendu visite au centre de rétention Metsälä à Helsinki. Nous voulions dire aux migrants, emprisonnés en raison de leur origine, que nous ne les avons pas oubliés en pleine célébration du Nouvel An. Nous avons envoyé des salutations de derrière la clôture avec des cris d’encouragement, des tambours, des feux d’artifice et une banderole: Pas de frontières – solidarité avec les prisonniers. Les prisonniers ont pu se précipiter dans la cage qui ressemblait vaguement à un balcon pour entendre notre message, mais après un certain temps les gardiens de l’unité de rétention les ont contraints de retourner à l’intérieur. Après cela, nous avons continué à faire du bruit sous leurs fenêtres.

Les flics ont participé à la manifestation à une gare ferroviaire et ont suivi notre route en parcourant les ruelles latérales à la prison. Sur place les policiers nous attendaient en tenue anti-émeute, torturant leurs chiens en les retenant de force à proximité de l’escouade, du bruit et des fusées, mais ils n’ont pas réussi à bloquer l’accès au grillage entourant la prison. Dès le début les flics se sont comportés de manière agressive, nous menaçant avec violence, avec les chiens et gaz lacrymo et poussant les gens à terre. Lorsque le moment est venu de se retirer de la grille, les flics ont attaqué la foule et ont réussi à prendre deux manifestants avec eux, tandis que deux autres ont réussi à s’échapper. Les manifestants arrêtés ont été libérés le lendemain.

L’unité de rétention est un établissement fermé pour 40 migrants, des personnes retenues par la police ou par le contrôle des frontières en vertu de la loi finlandaise sur les étrangers – pas à cause de n’importe quel délit. L’emprisonnement dure généralement pendant des semaines, au pire jusqu’à six mois ou plus. La prison des migrants de Metsälä est actuellement la seule en Finlande, et est constamment remplie de «clients» allant des enfants aux adultes. En règle générale, les immigrés emprisonnés à Metsälä attendent de se faire expulser par les flics en coopération avec les autorités de l’immigration et, par exemple, les compagnies aériennes.

En montrant notre solidarité nous critiquons aussi les États-nations et leurs politiques frontalières qui génèrent le racisme et les inégalités économiques. En détruisant la liberté de circulation les frontières permettent l’exploitation du travail pas cher et poussent les gens à s’affronter les uns aux autres. Les frontières sont une entreprise qui tue des gens comme «l’incident» Lampedusa le 3 Octobre nous l’a montré, quand 363 immigrés se sont noyés sur la côte italienne, aux frontières de l’Union européenne. Cette entreprise mortelle ne s’arrête pas aux frontières nationales: c’est une politique transversale de contrôle, visant à surveiller, identifier et gouverner tout le monde au nom des menaces sur la sécurité.

Solidarité avec les migrants emprisonnés ! Nous attaquerons les raisons de nos souffrances. Il n’y aura plus de frontières demain!

Traduit de l’anglais par le chat noir émeutier

Brême (Allemagne) :

Près de 80 personnes se sont rassemblées devant la prison de Oslebshausen à Brême. Les slogans scandés à l’extérieur ont répondu aux cris et barouf des prisonniers. Accompagnés de musique, les manifestant-e-s ont lancé des feux d’artifice; Un texte « pour une société sans prisons et pour la liberté de tou.te.s » a été lu au mégaphone. De la peinture a également été balancée sur les murs de la prison.

Traduit de l’allemand par le chat noir émeutier

Münich (Allemagne) :

Lors de la nuit de la Saint-Sylvestre, une vingtaine de personnes s’est rassemblée devant les murs de la méga-prison de Giesing (qui enferme plus de 1500 personnes). E, plus des slogans lacés pour la liberté de tous les prisonniers, des tags ont été inscrits (comme « les prisons en feu ») et des dizaines de sacs de peinture ont été balancés sur la tour de contrôle et les murs de la prison.

Traduit de l’allemand par le chat noir émeutier

Hambourg (Allemagne) :

En début de soirée du réveillon, près de 40 personnes se sont rassemblées devant la section femmes de la prison Holstenglacis en montrant leur solidarité avec les prisonnières par des feux d’artifice, slogans, des messages de solidarité lus au mégaphone. Les détenues ont répondu par des cris et en allumant des bouts de papiers à leurs fenêtres de cellule.

Plus tard dans la soirée, 40 personnes ont manifesté devant la prison et aux premiers tirs de fusées, les keufs ont déboulé des deux côtés de la prison, gâchant la soirée de solidarité.Mais un autre groupe solidaire d’une cinquantaine  de personnes s’est également rassemblé en faisant du bordel devant la taule.

Traduit de l’allemand par le chat noir émeutier

Berlin (Allemagne) :

500 personnes se sont rassemblés devant la prison de Moabit à Berlin et lancent des feux d’artifice. Ensuite, dans les quartiers de Berlin, plusieurs accrochages avec les flics ont lieu.

Stuttgart (Allemagne) :

Rassemblement de 300 personnes devant la taule de Stammheim. Ensuite, manif sauvage contre les prisons et pour la solidarité révolutionnaire dans les rues de Stuttgart.

Hanovre (Allemagne) :

Le 31 décembre vers 23h, environ dix personnes se sont rassemblées devant la prison de Hannovre à Schulenburger Landstrasse pour saluer solidairement les prisonniers avec des feux d’artifice grandioses, sauvages et inattendus. Ainsi on a pu percer l’isolement de ce grand complexe de bâtiments entouré de barbelés et de murs d’un mètre de haut avec des fusées et des cris mutuels entre les détenus et les solidaires au moins pour un moment. La prison de la route de l’école est au centre de la Basse-Saxe et la plus grande. En ce qui concerne les feux d’artifice du 31.12.2013 à cette prison, ce sont les premier de ces dernières années. Faisons en sorte que ce ne soit pas les derniers ! Liberté pour tou.te.s !

Traduit de l’allemand par le chat noir émeutier

Fribourg (Allemagne) :

En début de soirée du 31 décembre, 50 personnes se sont réunis en face de la prison de Fribourg pour exprimer leur solidarité avec tous les prisonniers, dont le compagnon Thomas Meyer-Falk. Le rassemblement a commencé devant le centre de détention préventive, où un texte en solidarité avec Thomas a été lu. La manif s’est ensuite déplacée jusqu’à la porte principale de la prison avec des tirs de feux d’artifice et des slogans criés tels « Liberté pour tous les prisonniers », tout en étant escorté de loin par quelques flics. Un rassemblement a eu lieu devant l’entrée de la prison, durant laquelle un discours contre la prison a été lu au haut-parleur par le groupe anarchiste de Fribourg. Des messages de solidarité avec les prisonniers ont également été lus en différentes langues. Les matons ont provoqué la manif, en filmant et en photographiant le cortège. Les prisonniers ont réagi buyamment par des cris et des sifflets. En fin de soirée, le bâtiment des matons a été visé par des engins pyrotechniques, ce qui a de nouveau été accueilli par des cris de rage de l’intérieur.

Traduit de l’allemand par le chat noir émeutier

Turin (Italie) :

Nouvel an au CIE : À sept heure du soir, une quarantaine de solidaires se sont retrouvés sous les murs du CIE de Turin pour saluer les retenus avec slogan, battiture et feux d’artifice. Les retenu-e-s ont répondu en criant et des colonnes de fumée se sont élevées des aires blanche et jaune : dans la cour des matelas et des couvertures brûlent. Un retenu a tenté de s’évader en faisant un trou dans le grillage, mais il a été arrêté par la police avant d’avoir pu escalader le mur d’enceinte.

Un peu avant minuit, une cinquantaine de solidaires se sont rassemblés devant la prison de la Vallette et se sont rapprochés au plus près du bloc D malgré la présence des flics. Chansons, slogans, fumigènes et feux d’artifices ont été lancés.

Utrecht et Schipol (Pays-Bas) :

Rassemblement devant le camp de rétention de Zeist à Utrecht et 100 personnes devant le centre de rétention de Schipol aux cris de liberté pour tous les prisonniers personne n’est illégal.

 Bassel (Suisse) :

Une quarantaine de personnes se sont rassemblées devant le centre de rétention avec feux d’artifice et slogans.

D’autres initiatives étaient prévues, mais nous n’avons pas vu de nouvelles sur internet :

Espagne : Mallorca : marche vers la prison ; Barcelone : rassemblement devant le CIE zone franca puis marche avec torches et fumigènes à la prison ; Navalcarnero : rassemblement devant les portes du centre pénitenciaires ; Madrid : rassemblement devant le CIE d’Aluche.

Italie : Rome : rassemblement sous la prison de Rebibbia ; Cosenza : nouvel an sous la prison ; Modène : rassemblement devant la prison ; Padoue : rassemblement sous la prison de Due Palazzi.

Angleterre : Brixton-London : manifestation bruyante.

Utrecht

Schipol

Athènes

Brême

[Radio] Émission Sans Papiers Ni Frontières du 6 septembre 2013 en ligne

Émission Sans Papiers Ni Frontières du 6 septembre 2013

Au sommaire : *brèves*retour sur l’évasion de 11 personnes au centre de rétention de Vincennes*Grèce, révolte dans un centre de rétention*Situation à Melilla*fichage*

Téléchargez/écoutez l’émission ici

Émission tous les premiers vendredi du mois de 19h à 20h30 (rediffusion le mardi suivant à 8h)

sur radio Fréquence Paris Plurielle, 106.3 FM en région parisienne et sur internet partout ailleurs

Prochaine émission le 4 octobre

[Athènes] Révolte et incendie au centre d’Amygdaleza – 10 aout 2013

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Samedi soir, au moment du repas, une émeute a éclaté au centre de rétention d’Amygdaleza en banlieue d’Athènes où sont retenues près de 1200 personnes.

D’après les journa-flics et la police,  la mutinerie aurait pour cause le passage de 12 à 18 mois de temps maximum de rétention ainsi que l’absence de climatisation et d’électricité du fait de travaux dans le centre. Les retenus auraient attaqué les flics et fait une dizaine de blessés. Les policiers anti-émeute sont arrivés avec grenades assourdissantes et lacrymogènes vers minuit et ont mis une heure à ramener le calme.

Selon des militants il s’agirait, plus précisément, d’une coupure d’électricité rendant la climatisation inopérante pendant trois jours dans au moins deux containers (où sont enfermés les migrants), les transformant ainsi en « fours sombres » dans lesquels ils auraient refusé de rentrer, provoquant colère, insultes et violences de la part des matons. S’en est suivi un conflit généralisé avec de nombreux incendies et les retenus affirment qu’il y a des blessés graves.

une vidéo de l’arrivée des flics anti-émeute

Mise à jour : Une « unité d’habitation » du centre est entièrement partie en fumée, et une dizaine de retenus a réussi à se faire la belle !

Plus quelques photos :

[Grèce] Fraises et exploitation humaine – avril 2013

Fraises et exploitation humaine

 

voir aussi ici : Répression sanglante d’une rébellion d’ouvriers agricoles à Manolada – 17avril2013

Voilà ce que sont les deux productions de base à l’exportation, et toutes les deux dans d’énormes quantités, de Nea Manolada, une province de la région d’Ilia, à 260 km à l’ouest d’Athènes. Alors que chaque printemps les fraises figurent rouges et délicieuses aux étals des marchés et dans les rayons des supermarchés, l’exploitation des travailleurs immigrés, un secret bien caché dans les rangs de la société locale raciste et xénophobe, est visible tout le temps. Mais, à cause de quelques balances à sang chaud d’un des grands propriétaires terriens de la région, les médias locaux et internationaux s’en occupent un peu.

Quelques mots à propos des champs médiévaux de Manolada

4 à 5.000 ouvriers de la terre travaillent dans les champs de Manolada les dernières années. Presque tous immigrés, surtout du Bangladesh et depuis peu du Pakistan, et beaucoup sans papiers. Leur travail de base est la culture, la récolte et l’emballage des fraises mais selon l’époque ils s’occupent aussi de la culture d’autres produits agricoles tels les patates, les oranges, etc. Le travail commence à 7h du matin et finit à 9-10h du soir avec un salaire journalier de 25 euros et bien sûr sans sécurité sociale, assurance et une quelconque aide médicale en cas d’accident du travail. Ils vivent hiver comme été dans des tentes de fortune ou dans des serres, sans eau, électricité, toilettes et autres besoins de base.

Les conditions de travail sont littéralement inhumaines, et derrière les horaires de travail exténuants, il faut ajouter qu’ils doivent travailler sous la surveillance constante et le chantage des contremaîtres qui travaillent pour toute sorte de propriétaire terrien et qui les traitent comme des esclaves. Tabassages et comportements dégradants sont une routine quotidienne, menaces sur leurs vies, chantage comme quoi ils vont les amener à la police, pour ceux qui n’ont pas de papiers, non-paiement de leur salaire et balles dans le corps si quelqu’un ose même pour un instant lever la tête.

Les faits

200 immigrés du Bangladesh qui travaillent dans l’un des nombreux champs de la région, ceux du propriétaire terrien Vaggelatou, ont commencé les derniers jours à demander leur salaire des 6 derniers mois. Ils demandaient constamment leur argent au propriétaire et ses contremaîtres mais ont fait face à ses insultes et menaces. Ils ont même écrit une réclamation qu’ils ont tenté de donner à la police et au gouvernement, bien sûr sans aucun résultat. Quelques jours avant la tentative de meurtre contre eux, ils ont fait une journée de grève et la réponse du propriétaire a été la menace d’amener d’autres immigrés pour les remplacer, surtout d’Albanie, Roumanie et Bulgarie, et les dégager de là sans les payer. La réponse des immigrés : « donne-nous l’argent que tu nous dois et on part ». Évidemment, le propriétaire n’a pas mis en application sa menace, puisque les immigrés des Balkans demandent 40 euros de salaire journalier et il a continué à ignorer les demandes des immigrés. Donc, le 17 avril, les mêmes ouvriers bangladais ont décidé d’aller protester devant la maison du propriétaire et comme retour ils ont reçu des coups de feu de ses nervis de contremaîtres. Le résultat a été 30 ouvriers blessés, dont 7 dans une situation critique. Mis à part que l’ambulance a pris deux heures pour arriver sur le lieu, la première chose que la police a faite a été de commencer à persécuter et arrêter tous les immigrés sans papiers, sans s’occuper des assassins armés.

C’est cette dimension-là qui a pris des proportions considérables, surtout dans les médias internationaux et l’image du pays qui s’est créée [1], l’absence de possibilité de maquiller l’incident et la peur de la réaction des ouvriers immigrés qui ont forcé les autorités de s’occuper du sujet et poursuivre les responsables. Les 2 jours suivants, les 18 et 19 avril, aucun immigré n’est aller travailler dans toute la région et ont organisé un rassemblement de protestation avec la participation de plus de 10.000 immigrés travailleurs de la terre. Évidemment, les médias ont gardé cela sous silence mais cela a vraiment été la raison pour laquelle le ministre de l’intérieur Dendias a promis aux immigrés ce qui va de soi, leur payer tous leurs salaires et que la police va arrêter les assassins armés et leur patron.

En 2008, des photos de la même région qui montraient les conditions de vie et de travail des immigrés travailleurs de la terre avaient transpiré. À ce moment-là, la plupart des immigrés étaient du Pakistan. Et alors, comme maintenant, nous avons tous été choqués par les faits, les médias ayant porté quelque peu leur masque humaniste et l’État avait promis de résoudre le problème, en disant que c’était un incident isolé. Mais les années dernières le modèle de production agricole était le même, la seule différence étant qu’à la place des bangladais et pakistanais, les ouvriers étaient des Balkans, surtout d’Albanie.

Après toutes ces années rien n’a vraiment changé et les conditions de travail sont devenues de plus en plus barbares. L’exploitation des immigrés est un plan bien organisé de l’État et des patrons pour la croissance économique et afin de surmonter la crise.

C’est le même État qui, directement ou non, a poussé les immigrés à travailler dans les champs des propriétaires locaux. C’est-à-dire tous ceux qui ont réussi à survivre aux champs de mine d’Evros ou aux profondeurs de la mer. Tous ceux pour lesquels il n’y a pas de place dans les geôles de la police et dans les centres de rétention. Tous ceux qui doivent répondre à la question de où rester à la maison et terrifié à crever de faim, parce qu’à chaque coin de rue attendent les flics ou les fascistes, ou travailler comme esclave pour une bouchée de pain, évitant de cette façon d’être expulsé ou enfermé dans un quelconque centre de rétention. Et cela, parce qu’il y a un accord entre l’État, les autorités locales et les propriétaires terriens de la région pour que la police n’arrête pas les immigrés qui travaillent dans les champs de la région [2].

De cette façon-là, le travail sous ses conditions semblent pour les immigrés comme la seule voie de sortie et bouée de sauvetage et, pour les patrons, c’est un très bon outil pour encore plus d’exploitation des immigrés. La cerise sur le gâteau de l’exploitation, pour que les acolytes des patrons ne se plaignent pas, est la garde de l’argent des ouvriers immigrés afin de leur procurer une bouchée de pain [3].

Ce qui s’est passé à Manolada le 17 avril n’est pas seulement un incident isolé. C’est une condition de travail violente et inhumaine qui est appliquée pour un début à tous ceux qui se trouvent en bas et déshérités. Et tandis que cette crise s’aggrave, le fond du panier contient de plus en plus d’entre-nous. Tant que nous nous entre-déchirons et blâmons les immigrés et « l’autre » en général de nos problèmes, nous préparons le terrain pour l’exploitation et l’oppression. Tant que nous ne ciblerons pas l’ennemi réel, qui n’est personne d’autre que ceux qui nous exploitent et gagnent de l’argent sur notre dos, c’est comme si nous nous arracherions nos yeux avec nos propres mains.

LUTTES COMMUNES DES LOCAUX ET IMMIGRÉS

CONTRE OPPRESSEUR DE NOTRE VIE

 
[1] L’image des immigrés ouvriers de la terre blessés a fait le tour du monde. Une fois de plus, différentes organisations internationales ont rédigé des condamnations contre la Grèce pour sa politique migratoire, considérant que 5 signatures sont suffisantes pour amener une solution à ce problème. De plus, différents organes et organisations, surtout à travers les médias sociaux (facebook, tweeter, etc.) ont lancé une campagne appelée « Sang et Fraises » pour le boycott des fraises de Manolada.
[2] Le plan est : Les propriétaires locaux, en accord avec les autorités locales et le gouvernement, demandent à chaque fois un nombre spécifique de travailleurs. Ils communiquent avec un immigré considéré comme « un des leurs », connu comme le « maître », ayant habituellement la même citoyenneté que les immigrés et qui a la responsabilité de trouver les travailleurs à Athènes. Il n’y a pas besoin pour les futurs ouvriers d’avoir des papiers mais des contacts. Le transport vers les champs est fait en voitures qui viennent à Athènes et les y amènent. La seule garantie du marché est que tant qu’ils travaillent sans créer de troubles, ils n’auront pas de problèmes avec la police.
[3] Le salaire journalier est de 17 à 25 euros mais ils sont versés chaque 2 ou 3 mois. Les dépenses pour la nourriture et d’autres besoins (carte de téléphone, etc.) sont décomptées de leurs salaires. Même dans ce cas-ci, l’exploitation n’a pas de limite. Les courses ne sont pas faites par les immigrés eux-mêmes mais par les contremaîtres ou le « maître ». Et même si chaque immigré à besoin de 70-80 euros par mois pour sa nourriture, ils ont un compte qui atteint jusqu’à 400 euros par mois, étant finalement payé 150 euros pour le travail d’un mois. Il est évident que ce compte finit dans les poches des propriétaires terriens et de leurs nervis.
 

source : Assemblée d’immigrés et solidaires d’ASOEE

[Grèce] Répression sanglante d’une rébellion d’ouvriers agricoles à Manolada – 17avril2013

Répression sanglante d’une rébellion d’ouvriers agricoles à Manolada – 17avril2013

Mandatés par le propriétaire d’un champs de fraises du Péloponnèse, trois superviseurs du travail des travailleurs immigrés, ont ouvert le feu sur ces derniers. Vingt-sept personnes ont été blessées, dont quatre grièvement. Ceux-ci faisaient partie d’un groupe de 200 immigrés originaires du Bangladesh qui s’en sont pris à leurs employeurs en réclamant des salaires impayés depuis six mois

Le jour suivant, certains des migrants hospitalisés à Patras ont été arrêtés pour défaut de permis de séjour valable et transférés en centre de rétention pour être expulsés.

D’importantes forces de police ont été dépêchées sur les lieux pour empêcher tout nouvel incident tandis qu’une manifestation antiraciste devrait avoir lieu jeudi près du village de Manolada.

Plusieurs milliers de travailleurs migrants (dont beaucoup seraient sans papiers) sont employés comme cueilleurs de fraises dans la région. Ce n’est pas la première fois que les immigrés de Nea Manolada protestent contre leurs conditions de travail. En effet ce village avait déjà été au printemps 2008 le théâtre d’importantes manifestations et de grèves de migrants qui protestaient contre leurs conditions de travail, dans des serres où la température atteint 40 degrés, et leurs salaires d’esclaves.

En 2009, deux éleveurs grecs avaient été arrêtés pour avoir attaché à leur moto et traîné sur une route du village deux immigrés bangladais. Ils les soupçonnaient d’avoir volé leurs moutons.

repris librement de la presse (source juralib)

[Grèce] Révoltes dans les prisons pour sans-papiers: émeute au centre de rétention de Corinthe – 10 avril 2013

Ce mercredi 10 avril 2013, une émeute a éclaté au centre de rétention pour sans-papiers de Corinthe. 

Des groupes de défense des droits de l’homme affirment que les émeutes ont éclaté après que la police ait tabassé un détenu qui venait de refuser de manger pour protester contre l’allongement de sa durée de détention.

Selon des sources policières, les forces anti-émeute sont intervenues en tirant des gaz lacrymogènes après avoir accusé les détenus d’avoir mis le feu aux infrastructures du centre et d’avoir reçu des tuiles depuis le toit.

Au total, 47 migrants ont été arrêtés et transférés dans un commissariat proche du centre de rétention. Ils sont en attente de poursuites pénales.

Mardi soir (09/04/2013), le même centre de rétention de Corinthe a connu des tensions: deux migrants algériens ont grimpé sur les toits en menaçant de sauter. L’administration du centre les en a dissuadé.

En début de semaine, plus de 2000 migrants des centres de rétention de tout le pays ont commencé une grève de la faim. Les associations des droits de l’homme dénoncent la situation dans les centres de détention en Grèce. Elles ont affirmé que les postes de police ont été transformés en centres de détention de fortune et ont accusé les autorités de couvrir des cas de mauvais traitements et de tortures.

Plus de 5.000 personnes sont estimées être détenues à travers le pays dans le cadre de l’opération Xenios Zeus qui a commencé en août dernier.

Traduis de l’anglais de la presse (AP), 10/04/2013 par lechatnoiremeutier

[Grèce] À propos de l’assassinat de Babacar Ndiaye à Thisseio – février 2013

Un microfoniki et une manifestation ont eu lieu en réponse aux assassinats de Babacar Ndiaye et Shahzad Lukman les 12 et 14 février, à l’initiative de  l’Assemblée d’Immigrés et de Solidaires d’ASOEE et d’autres compagnons anarchistes. voir ici et

Quand les flics et les fascistes assassinent…

Le  1/2/2013, vers 21h00, nous sommes prévenus de la mort d’un immigré trouvé mort sur les rails de métro  à  Thiseio. Les médias appellent cela un suicide. Depuis les hauts-parleurs des stations il est annoncé :  “le métro finira son trajet  à la station d’Omonoia  à cause d’un obstacle sur les voies”. Des immigrés et solidaires commencent  à se rassembler  à la station. Peu de temps après, les MAT arrivent, attaquent le rassemblement en utilisant du gaz lacrymogène et la dispersent. Ils continuent en pourchassant et interpellant des gens aux alentours, certaines se transformant en arrestations, quels sont les noms et le nombre, nous ne l’avons toujours pas trouvé. Selon un témoin qui  était avec  Babacar Ndiaye, ils vendaient leurs marchandises  à  Thiseio   quand ils ont vu la police municipale s’approcher d’eux. L’un d’entre eux a  été poursuivis vers  Monastiraki   et  Babacar   a  été poursuivis par 2 flics vers la station. Alors qu’ils tentaient de s’échapper, il a  été acculé sur un pont au-dessus des voies et pendant un conflit où les flics ont tenté de voler ses marchandises, il est tombé de 6-7 mêtres de haut sur les voies. L’immigré qui  était avec lui a  été attrapé peu de temps après et dépouillé de ses marchandises. Ensuite, quand il est retourné  à  Thisio,  à la recherche de  Babacar, il l’a trouvé mort sur les rails, les flics nulle part où  être vu et ses marchandises manquantes. Après cela, il est allé au commissariat pour témoigner, déclarant qu’il se souvenait des deux flics qui poursuivait  Babakar  et qu’il pouvait les identifier. Sans aucune surprise, au quartier général de la police, où tous les flics de cette unité  étaient sensés faire leur rapport, les deux impliqués ne le firent jamais.

Au sein de la brutalité capitaliste dans laquelle nous vivons, cette mort n’est pas un accident ni un incident de plus. Des corps d’immigrés sont trouvés sur les côtes et fonds marins grecs (entre autres), des fosses communes sont découvertes autour des frontières des  états capitalistes développés, les travailleurs sont transformés en pièces dans les usines  – les fondations de nos  économies, les expéditions militaires avec des milliers de mort, les gens qui luttent qui se font tirer dessus, les détenus retrouvés  “suicidés” dans leurs cellules, les suicides  à cause des dettes, les assassinats d’immigrés par les fascistes (comme l’attaque mortelle  à coups de couteaux de  Shehzad Luqman  à  Petralona le 17/1).

Un système qui applique un nettoyage radical et ose l’appeler  “Zeus l’accueillant”, qui couvre et promeut la présence et attaque quotidienne des flics et fascistes dans nos maisons et quartiers, semble bien loin d’être centré sur l’humain… Mais, dans tous les cas, ceci est quelque chose qu’ils admettent d’eux-mêmes, ils ont pour objectif la purge de la ville, sans personnes qui résistent, sans immigrés, avec la pauvreté et la misère bien cachées, physiquement et métaphoriquement.

Avec la crise pour prétexte (en d’autres mots, l’assurance des profits des grands patrons), le capital et ses  états re-modèlent les termes de notre exploitation. Pour nous désorienter, ils promeuvent nos dissensions et le cannibalisme social, essayant de nous persuader que nos ennemis sont les immigrés, les grèvistes, les structures auto-organisées, les squats, toutes les parties sociales qui refusent de se soumettre  à ce qu’il leur est imposé, tous ceux qui se battent pour l’égalité, la liberté et la solidarité.

 …la menace est ceux qui refusent de la voir.

La seule solution pour nous est de trouver des chemins pour co-exister et agir en commun contre ce qui est en train d’arriver. Ensemble, natifs et immigrés, sans hiérarchies ni discriminations sur des critères de race, sexe ou couleur, nous nous unissons contre tous types de racisme fasciste et de brutalité policière, pour le monde que nous voulons créer. C’est pourquoi nous choisissons de participer dans l’assemblée d’immigrés et de solidaires d’ASOEE (chaque jeudi  à 17h00), essayant  à travers les luttes communes de locaux et d’immigrés de mettre  à bas  les attaques auxquelles nous faisons face et celles qui vont advenir.

 Initiative de  l’Assemblée d’Immigrés et de Solidaires d’ASOEE

https://immigrants-asoee-fr.espivblogs.net

[Grèce] Huit sans papiers en procès suite à une révolte dans un centre de rétention – 08 février 2013

Huit sans papiers sont passés vendredi devant le procureur dans la ville d’Orestiada au nord de la Grèce, pour avoir été impliqués dans une révolte qui a éclaté dans la nuit de jeudi au centre de rétention de Fylakio, près de la frontière turque.

Les migrants – cinq Algériens, deux Marocains et un Irakien – ont été inculpés pour dégradations et rébellion. Selon les sources, ils auraient commencé à détruire les locaux du centre après avoir appris que la durée de leur rétention serait prolongée jusqu’à un an. Selon les autorités, les migrants auraient pris des morceaux d’acier des portes pour les jeter, avec des briques et des tuiles, sur les matons.

Il n’y aurait pas eu de blessés dans le centre où environ 250 migrants sont actuellement enfermés.

 

Traduction libre d’après la presse

[Grèce] Grève de la faim de migrants détenus au poste de police de Mytilini – 20 novembre 2012

Une vingtaine de migrants détenus au poste de police de Mytilini (ville portuaire située sur une île de la mer Égée, à quelques kilomètres des côte turques) ont entamé mardi 20 novembre une grève de la faim pour demander leur libération et protester contre les conditions qui leurs sont faites.

Dans le port de la ville d’autres migrants sont également attaqués par les fascistes.

source : http://clandestinenglish.wordpress.com

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