Sans Papiers Ni Frontières

Icon

Contre les frontières et leurs prisons

[Maroc] Week-end de rafles, répressions, destructions et violences

10 et 11 janvier 2015. Ces infos sont reprises de la page internet du groupe No Borders Morocco

Les violences quotidiennes sur les migrants qui vivent aux frontières ont été systématiques ce week-end: la police a attaqué au même moment les forêts de Gourougou à Melilla et à Cassiago près de Ceuta (note, de nombreux campements sont installés dans les forêts marocaines aux abords des enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla)

Cassiago (Fnideq).

Vers 7 heures du matin le 10/01/2015 nombre de policiers Marocains ont envahi la forêt de Cassiago, forêt ou des migrants ont construit leur camp en attente d’un possible passage vers Ceuta. Les migrants ont couru pour éviter d’être battus et arrêtés. Un trentaine de personnes ont été amenés par la police et déposés à 7 km de Tetouan, au milieu de rien. Beaucoup ont marché vers Tetouan à 7 km et puis ont pris des bus dans d’autres direction.
La majorité de leurs affaires personnelles dans le camp ont été systématiquement détruites, brûlées, y compris les couvertures qu’ils avaient reçus récemment et qu’il leur sont indispensable vu les températures très basses.

Le lendemain à nouveau les forces auxiliaires de police sont venus dans la forêt de Cassiago le matin tôt. Ils ont arrêtés plus de 90 personnes. Environ 15 personnes ont aussi été arrêtés dans la ville de Tetouane et tous ont été amenés au commissariat de Tetouane. Ils étaient une centaine puis ils ont été dispersés de force vers la périphérie de différentes villes du Nord du Maroc. 70 personnes ont été amenés à la périphérie de Tanger. 12 personnes blessées ont été deportées vers Larache la nuit du 11 Janvier 2015 après avoir quitter le commissariat de Tetouan. 17 personnes ont été mises dans un bus et déposées le long de la route de Asilah direction Tanger. Certains ont marché vers Tanger d’autres ont repris la longue route pour retourner à Cassiago.

Gourougou

(note : le mot « clochard » est utilisé par les migrant-e-s pour parler des personnes vivant dans les rues des villes aux alentours de la forêt de Gourougou et qui les attaquent régulièrement, sans doute payés par les flics. Le pouvoir sait jouer sur la division entre les pauvres).

Ce samedi matin le 10/01 la police marocaine est rentrée dans la forêt avec les “Clochards”. Les Clochards ont jeté des pierres vers les migrants (certains des migrants ce sont défendus en renvoyant les pierres). Beaucoup ont été blessés lors de ces actions des clochards, qui sont connus pour être les plus violents aux frontières. Les migrants témoignent régulièrement de la violence de ces clochards désespérés. La police qui accompagnait les personnes qui jetaient des pierres ont dit aux migrants « la foret est trop dangereuse pour les femmes, aussi longtemps que y a des femmes qui restent ici, il y aura plus d’attaques ». Inimaginable d’utiliser la logique sexuelle pour justifier une violence avec un raisonnement paternaliste. Il crée le danger et puis ils veulent protéger les gens.

Melilla

Le dimanche 11/01/2015 il y a eu une nouvelle tentative de passage de Migrants à Melilla. Seulement 11 personnes ont réussis à arriver au CETI which means safety from being pushed back. Ce jour là les forces auxiliaire étaient nombreuses aux barrières, Il était plus facile pour eux d’arrêter les migrants qui essayaient de sauter les quatre barrières autour de Melilla. La violence de la police a causée beaucoup de blessés. 11 personnes dont 3 femmes ont été amenées à l’hôpital.

Category: Brèves des frontières

Tagged: , , , , , ,

Comments are closed.

LIBERTÉ POUR ABDUL RAHMAN HAROUN LE MARCHEUR SOUS LA MANCHE :
LA SOLIDARITÉ SIGNIFIE LUTTER CONTRE LES FRONTIÈRES :
SITUATION ET LUTTES À CALAIS :