Sans Papiers Ni Frontières

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Contre les frontières et leurs prisons

Non à l’expulsion du squat du collectif des Baras

Chronique d’un été d’expulsions du collectif des Baras

Le 20 juin 2015, plusieurs centaines de personnes manifestent contre l’expulsion des différents lieux occupés par le collectif (avenue Wilson à Montreuil, rue Alazard à Bagnolet)

mi juillet 2015, le tribunal de Pantin annonce l’expulsion du squat de la rue René Alazard.

Le 23 juillet 2015, le squat de l’avenue Wilson à Montreuil est expulsé. Dans les semaines suivante, le collectif va ouvrir plusieurs autres bâtiments mais à chaque fois ceux-ci seront expulsés par les flics (à Montreuil le 2 août et aux Lilas le 29 août).

Le squat de la rue René Alazard va sans doute être expulsé lui aussi dans quelques semaines. Mais d’autres ouvertures suivront…

 

Texte du collectif contre les expulsions : 

NON à l’expulsion du squat des Baras !
NON à l’errance des membres du collectif !

Le tribunal vient d’annoncer l’expulsion du squat du collectif Baras et de donner raison à la multinationale Natixis. Sous le coup de cette décision, plus de 200 personnes vont se retrouver à la rue d’ici deux mois …

Nous avons déjà été expulsés, chassés et même pourchassés à plusieurs reprises. À chaque fois les autorités (mairies et état) ne nous ont proposées aucune solution d’hébergement. Après l’expulsion de notre dernier squat en août 2014 (le bâtiment toujours vide et sans projet de la société Emerson), notre collectif a dû se reloger par lui-même en occupant un ancien pôle emploi, inutilisé et lui aussi sans projet, situé à Bagnolet.

La vie n’y est pas de toute tranquillité, elle a été un combat régulier (arrestations aux alentours, placements en rétention, tentatives d’EDF pour couper l’électricité, coupure d’eau par Véolia…). Mais nous sommes évidemment toujours mieux à l’abri dans ce bâtiment que dehors où un fonctionnement s’est mis en place dans le lieu :
installation de cuisine et de douche, organisation de cours de français, de réunions hebdomadaires pour s’organiser et des réunions d’informations juridiques. De plus, de nombreuses personnes solidaires sont venues nous apporter de quoi nous installer dans ce lieu et de quoi nous vêtir ; des associations nous offrent régulièrement de la nourriture et des voisins nous apportent également un soutien très important.

Nous voulons continuer à vivre dans ce bâtiment qui convient bien à nos besoins !

Nous demandons aux autorités de ne pas appliquer la décision, mais surtout qu’elles entament un véritable dialogue avec nous afin que ce lieu – que nous ne quitterons pas – devienne un foyer de travailleurs migrants. Sachant qu’à Bagnolet, il n’y a qu’un seul foyer pour le moment, la ville peut tout à fait solliciter des aides financières auprès de l’état. Il est possible de faire en sorte que notre occupation devienne légale. D’autres mairies l’ont fait. C’est le cas de celle de Montreuil avec le collectif des Sorins en lutte.

Jeter à nouveau à la rue 200 personnes, dans cette période particulière où des centaines d’autres y vivent déjà de façon totalement démunie, que ce soit à La chapelle ou à Austerlitz, mais aussi dans toute l’île de France après les expulsions des camps de Roms, ne ferait qu’ajouter de la misère dans la région.

Tant que nous sommes dans ce lieu nous pouvons vivre dignement !

La France prononce toujours de belles paroles émues quand les migrants arrivent en Italie au péril de leur vie, mais elle les traite et les rejette violemment quand ils arrivent sur son sol. Nous sommes venus jusqu’ici, il y a environ 3 ans, dans les conditions inhumaines et périlleuses que tout le monde connaît désormais. Nous avons dû quitter la Libye par la mer suite aux bombardements et à la guerre. Nous avons risqué nos vies. Pensez-vous que nous avons fait tout ce chemin pour repartir ?

Nous nous battrons jusqu’au bout. Jusqu’à l’obtention d’un toit pérenne pour l’ensemble des membres du collectif et pour la régularisation de tous les sans-papiers !

Nous venons de demander au préfet de la Seine Saint Denis ainsi qu’aux maires de Bagnolet et Montreuil, d’organiser une table ronde afin de trouver ensemble une solution adéquate !

Collectif Baras
72 rue René Alazard
93170 Bagnolet

07.78.32.14.75

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[Paris] Solidarité avec les réfugié-es

Tract écrit par quelques personnes solidaires des réfugié-es de La Chapelle, en lutte pour des papiers et des logements pour tous-tes – 14 juin 2015

Depuis l’expulsion « sanitaire » réalisée avec la collaboration d’Emmaüs du campement de la chapelle mardi 2 juin, les réfugié-es ont été traqué-es sans répit par la police. Pour rappel, seules 160 personnes avaient obtenu une place en CADA (Centre d’accueil des demandeurs d’asile). Pour les autres, dans le meilleur des cas, quelques nuits d’hôtels leur avaient été généreusement offertes par la Mairie de Paris. Certains n’avaient rien eu et s’était rendus en manif à la mairie du 18e. Après négociation avec la mairie, ils sont envoyés au CAJ de Nanterre (centre sdf). Le lendemain de l’expulsion, ils et elles étaient déjà des dizaines de retour à La Chapelle sans solution pour dormir le soir, ni même de lieu pour se poser et le peu d’affaires personnelles détruites par la propreté de Paris.

Mercredi 3 juin au soir, soutiens et réfugié-es trouvent asile dans la salle Saint-Bruno, située à côté de l’église Saint-Bernard. Une centaine d’exilé-es y passeront la nuit après négociation avec les gérants du lieu.

A 7h, jeudi 4 juin, les réfugié-es sont à nouveau dans la rue. La solidarité continue de s’organiser : voisin-es, militant-es, associatifs divers, sont là pour apporter nourriture, vêtements et surtout, une solution d’hébergement. Le soir même, l’idée de demander asile à l’église émerge. Malheureusement, le curé fermera immédiatement la porte de Saint-Bernard, les flics déboulent avec chiens, menaçant les réfugié-es qui décident de faire un sit-in, avant d’être refoulé-es dans le square. Après s’être réunis en assemblée, les exilé-es rédigent un premier communiqué et confectionnent une banderole (des logements pour tous). Ils passeront la nuit dans le square.

 

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Vendredi 5 juin, en début d’après-midi, la police profitant du peu de soutiens sur place, évacue violemment le square. Nouveau sit-in des réfugié-es qui refusent de quitter le square. Les réfugié-es sont finalement encerclé-es et dirigé-es vers le métro. Les slogans fusent « freedom ». De nombreuses personnes solidaires ont accouru-es pour venir soutenir les réfugié-es. La police tente de les faire monter en force dans les rames de métro. En vain, car la solidarité est plus forte. De plus en plus de personnes se sont rassemblé-es pour manifester leur colère. Poussée par la police, la manif remonte la rue de la Chapelle. La Halle Pajol et son gymnase était à deux pas, réfugié-es et soutiens tentent d’y trouver refuge. La police bloque la moitié de la manif à l’extérieur et évacue les personnes qui ont réussi à y rentrer. Deux personnes sont blessées. Les réfugié-es passeront finalement la nuit devant le gymnase.

Samedi 6 juin, ils sont repoussés quelques mètres loin. Une trentaine de réfugié-es participent à la manif anti-fasciste. Le soir et le dimanche, on souffle enfin, mais toujours sous surveillance policière.

Lundi 8 juin, en début d’après-midi, les réfugié-es expulsés de la chapelle, ont à nouveau été délogés, violemment, du campement provisoire installé rue Pajol, devant la bibliothèque Vaclav Havel. A 13h40, ils étaient une centaine quand les CRS ont débarqué pour les chasser. Seules quelques personnes solidaires étaient sur place à ce moment-là. Une distribution de nourriture venait de commencer. Les CRS ont rapidement encerclé les réfugié-es et commencé à les embarquer dans un car qui est parti dans la foulée. Les divers réseaux d’alerte ont été activés et des militant-es, voisin-es etc ont accourus sur les lieux. La résistance a été très forte. Des chaînes humaines se sont mises en place. La résistance des réfugié-es et personnes solidaires a considérablement ralenti le travail des flics. Plusieurs réfugié-es ont réussi à s’échapper de la nasse. Vers 17h, le deuxième car est parti avec difficultés, plusieurs dizaines de personnes ayant tenté de bloquer son départ en se mettant sur la chaussée. Les CRS quittent les lieux sous les huées du quartier. Les 80 réfugiés arrêtés ont été envoyés au commissariat de l’Evangile dans le 18e, 30 d’entre eux ont atterri en centre de rétention (14 à Vincennes, 16 au Mesnil-Amelot). 17 réfugiés ont fini la soirée aux urgences de l’hôpital Lariboisière : un réfugié a le pied fracturé, un autre a un testicule explosé…

Le soir même, les réfugiés étaient à nouveau nombreux à se regrouper devant la halle Pajol. Les personnes solidaires sont là aussi. On ne lâche rien. La nourriture commence à arriver. Immédiatement, un nouveau débarquement policier a eu lieu. Les CRS empêchent les gens de récupérer les matelas et diverses affaires. Les renforts policiers affluent. Pas de relâche pour la chasse !! Les réfugiés ne pourront pas encore souffler ce soir. A nouveau, la solidarité se met en place. Plusieurs personnes du voisinage accueilleront pour la nuit des réfugiés. Et la majorité est accueillie au Bois Dormoy (un jardin partagé) situé à deux pas de la Halle Pajol.

Mercredi 10 juin, le Bois Dormoy annonce que le migrants devront quitter les lieux le lendemain à 17h30.

Jeudi 11 juin, un rassemblement s’organise à partir de 17h. Des militants du Parti Communiste tentent de faire monter une cinquantaine de réfugié-es dans des bus vers une destination inconnue. Quelques personnes solidaires demandent plus d’explication sans obtenir de réponse. Elles expliquent alors aux exilé-es qu’ils/elles sont libres de redescendre du bus. Ne comprenant pas où on les emmène, ils/elles décident de sortir du car.

Vers 18h30, après 10 jours d’errance, les réfugié-es accompagnées de personnes solidaires ont tenté de trouver refuge dans l’ancienne Caserne de Château-Landon, propriété de la Ville de Paris : plus de 5000m2 inutilisés depuis 10 ans. (Seule une petite partie sert de base de distribution de repas par l’Armée Salut).

Le Parti Communiste et ses militants, qui s’affichaient en soutien depuis dimanche soir pour se racheter une virginité, ont à nouveau montré leur vrai visage de « gauche » municipale. En effet, la Mairie de Paris aidée par le Parti Communiste ont enjoint à nouveau les réfugié-es à monter dans des bus autour de 23 heures leur promettant, comme il y a une semaine, des hébergements. 110 réfugié-es ont ainsi été séparés en 4 groupes, trois ont été envoyé dans des lieux d’hébergement dans Paris et un au CAJ de Nanterre pour y passer la nuit. Une soixantaine de réfugié-es s’est retrouvé sur le carreau et a dormi devant le Grand Parquet, rue d’Aubervilliers.

Le vendredi 12 juin au matin, les flics sont passés vers 8 heures afin de les chasser une nouvelle fois. Mais la solidarité de quartier a encore fonctionné. Grâce aux voisin-es solidaires qui ont passé la nuit avec eux, les flics n’ont pas pu les évacuer.
Ils ont pu y passer une nuit de plus, mais ce lieu qui avait été présenté comme « sûr » par quelques organisations, est en fait un lieu de deal.

Contrairement à leurs grandes déclarations, la Mairie de Paris, les socialistes comme leurs alliés communistes, ne cherchent pas de solution pérenne pour les réfugié-es. Leur but est uniquement de disperser les réfugié-es, pour les rendre invisible et d’affaiblir la solidarité qui ne cesse de se renforcer.

Pendant que la Mairie de Paris traque le réfugié dans les rues de la capitale, dans une véritable chasse à courre, l’Europe fait la guerre aux migrants en Méditerranée. Des milliers de personnes décèdent chaque année en mer, aux frontières assassines de l’Europe ou dans le désert du Sahara. Les réfugié-es qui sont aujourd’hui dans les rues de Paris sont des survivants non seulement des guerres et des dictatures qu’ils/elles fuient (Érythrée, Soudan, Darfour, Somalie) mais de la guerre implacable que livre l’UE aux migrant-es. Contre ces politiques migratoires meurtrières, contre la guerre aux migrant-es, contre la traque des réfugié-es, sans-papiers, nous opposons notre solidarité. Envers et contre tout.

Bienvenue aux réfugié-es !

Des papiers pour tous et toutes !

Des logements pour tous et toutes !

Pour retrouver toutes les publications sur la lutte des migrant-es de La Chapelle : Lutte des migrant-es de La Chapelle et sur Paris Luttes Infos : refugie-es-de-la-chapelle

[Calais] Les expulsions ont commencé

A Calais les expulsions de squats et de jungles de migrant-e-s prévues pour avril à l’occasion de l’ouverture du centre d’accueil de jour ont commencé de manière informelle. Par une mise de pression quotidienne (descentes dans les jungles pour fouiller les tentes et contrôler les papiers, harcèlement dans la rue, …) les flics entretiennent la menace d’expulsions violentes à venir, poussant toujours plus de gens à quitter leurs lieux de vie pour s’installer sur le terrain autour du centre (le chemin des Dunes), seul campement désormais “toléré”. Les femmes de la maison des femmes ont été forcées de déménager dans le centre. La récente loi mise en place par la maire Natacha Bouchart qui interdit la distribution de nourriture dans le centre ville pousse également les migrant-e-s à converger vers le centre où un repas est distribué une fois par jour.

Le centre est situé en dehors de la ville, à 7km de Calais, isolé par une quatre voies. Le terrain qui l’entoure où le campement commence à s’installer est une ancienne décharge qui fait toujours office de décharge sauvage mais aussi de terrain de chasse. Heureusement selon le sous-préfet il n’y a pas de quoi s’inquiéter car il a dit aux chasseurs de “faire attention, et tant qu’ils tirent sur les canards dans les airs il ne devrait pas y avoir de problème”. Le paysage est trop vallonné pour pouvoir s’installer et les migrant-e-s se regroupent sur le seul espace aménageable. Les autorités ont refusé les miettes réclamées par les associations, à savoir aplanir le terrain et installer des sanitaires et un accès à l’eau.

Obligé-e-s de se retrancher dans ce ghetto insalubre, coupé-e-s de la ville et des solidarités qui s’y sont tissées, traqué-e-s par les flics, les migrant-e-s font de plus face à la haine de certain-e-s riverain-e-s. Le 25 mars le gendre d’une voisine a débarqué sur le chemin des Dunes armé d’une pelleteuse pour tenter de détruire les premières cabanes.

Violence également de la part d’un routier le 14 mars qui a tabassé les migrants trouvés dans son camion devant la caméra de ses collègues. Une ratonnade mise en ligne sur youtube puis retirée.

Au milieu de toute cette merde des gens continuent heureusement de s’organiser pour s’opposer à la chasse aux migrant-e-s. Le 21 mars un rassemblement anti-raciste a rassemblé une cinquantaine de migrant-e-s et solidaires, malgré l’interdiction de la mairie pour cause de veille de journée électorale.

Les habitant-e-s du squat Galou résistent et semblent vouloir tenir le bâtiment jusqu’à l’expulsion.

Des appels tournent pour se rendre nombreux et nombreuses à Calais afin d’entraver les expulsions, ne les laissons pas seul-e-s face aux flics et aux fachos !

Plus d’infos sur les sites Calais Migrant Solidarity et Passeurs d’hospitalités

[Calais] Violences policières

6 mars 2015. Il y a deux nuits, six fourgons de CRS entourent le squat des Égyptiens, où habitent une cinquantaine de personnes, dont une quinzaine de mineurs.

La même nuit, trois fourgons de CRS dans l’impasse des Salines, qui conduit au squat Galou. Des exilés doivent rester une heure et demie alignés contre le mur, sous prétexte de « contrôle d’identité ».

Les contrôles au faciès se multiplient dans les trains en gare, conduisant ou non à des arrestations. S’accompagnant ou non de fouilles, ou de situation surprenantes, comme obliger une personne à enlever ses chaussures et ses chaussettes dans le hall de la gare. Les policiers sont agressifs avec les personnes qui leur demandent pourquoi ils contrôlent certaines catégories de personnes et pas d’autres, ou qui prennent des photos.

Quand à la situation aux approches du port, déjà particulièrement violente, elle empire de manière alarmante, comme le montre ce témoignage d’une bénévole, datant d’hier :

« La police à nouveau enragée ? Visite ce matin au Bois Dubrulle vers 11h… des réfugiés sont de retour de l’autoroute où il y a un ralentissement donc beaucoup de tentatives des réfugiés pour monter dans les camions. La police frappe à tour de bras même sur les adolescents de 12, 13 ans… plaies et bosses, peut-être un bras cassé…

… passeurs d’hospitalités

[Calais] Expulsions attendues prochainement

En avril 2015 la municipalité de Calais en collaboration avec le gouvernement socialiste vont ouvrir le centre de jour Jules Ferry pour toutes et tous les migrants-es vivants-es dans et à l’extérieur de la ville. Ce centre est vendu par le gouvernement et ses médias comme une manœuvre humanitaire. C’est des conneries! Ceci est une piètre tentative pour apaiser la situation catastrophique des migrants-es ici. Une situation créée par les politiques elles-mêmes que le gouvernement a mis en place. L’ouverture du centre de jour ira de pair avec une expulsion massive de près de 2000 personnes ainsi que la destruction de leurs habitats: les squats et camps de Calais.

Il a été clairement annoncé que l’ouverture du centre de jour se fera en même temps qu’un nettoyage des espaces de vie existants dans le centre de Calais, et des camps ne seront “tolérés” qu’aux abords du centre de jour. L’intention est claire : vouloir vider les rues de Calais créant ainsi un ghetto de migrants-es en dehors de la ville. Ainsi toutes réalités de vie dans lesquelles vivent les communautés peuvent facilement être ignorées par la population locale et permettre au gouvernement de nier leurs existences. Il n’y a pas de dates confirmées pour le moment mais il semble probable que cela se passera à la fin du mois de mars en même temps que l’ouverture complète du centre en avril (plutôt début avril). Bien sûr des dates seront communiquées dès qu’on entend quoi que ce soit à ce sujet.

La dernière vague d’expulsions du 2 juillet 2014 fut une démonstration d’ampleur de la force d’état. Avec l’expulsion simultanée de Salam (ancien lieu de distribution de nourriture squatté par des centaines de personnes après la destruction de leurs camps à la fin du mois de mai 2014) et de quatre squats, quiconque perçue comme un-e migrant-e dans ces lieux fut arrêté et déporté dans différents centres de rétention en France après avoir été frappé-es et gazé-es par la police. Et le gouvernement français de faire preuve d’une volonté grandissante de déporter des personnes vers le Soudan, les conséquences d’une telle expulsion pourrait être catastrophique pour certains-es.

Pendant ce temps-là certaines personnes réfléchissent à un déménagement volontaire mais jusqu’à présent la majorité des gens-gentes refusent de déménager. Malgré la répression policière systématique et les conditions climatiques très difficiles les communautés de migrants-es ont été capables de créer et défendre des espaces autonomes et de construire des habitats temporaires auto-construits. Dans ces espaces (camps et squats) un minimum de liberté est maintenu, par exemple, la possibilité d’aller et venir comme bon leur semble, de permettre ou refuser l’accès à certains-es, de partager, faire la fête, prier, d’avoir son petit commerce…

Nous faisons un appel à venir à Calais en mars pour aider à préparer ce moment et d’être de celles et ceux qui n’acceptent pas de se faire expulser et repousser à l’extérieur de la ville. Venez et aidez à résister à cette tentative d’affirmer la réalité d’un apartheid et d’une ségrégation dans les rues de Calais. Battons-nous contre les violences policières, contre celles et ceux qui les créent, contre ceux et celles qui ferment leurs yeux. Nous appelons à lutter contre les frontières qui sont un outil de pouvoir et de contrôle.

Liberté de mouvement pour toutes et tous. Le régime des frontières doit tomber.

S’il vous plait, venez préparer! Amenez vos tentes, camions ou arrangez-vous votre propre espace pour dormir dans Calais. Cela s’annonce comme une période turbulente ici et nous ne pouvons pas vraiment garantir grand chose en termes d’infrastructure pour vous accueillir.

English version :

In April 2015 the municipality of Calais in collaboration with the socialist state government intends to open the Day Centre Jules Ferry for all migrants living in and around the city. This centre is sold by the government and its media as a humanitarian gesture. This is bullshit! This is a poor attempt to alleviate the catastrophic situation of the migrants here. A situation that is created by the very policies the government have put in place. The opening of the day centre will go along with the mass eviction of 2000 people and the destruction of their homes: the squats and jungles of Calais.

It has been made clear that the opening of the day centre is going come with a large clearing of existing spaces in the centre of Calais, as camps will only be ‘tolerated’ in the area surrounding the day centre. The clear intention to be clearing the streets of Calais, creating a migrant ghetto outside of the city. So the reality of life for those communities can be happily ignored by locals and the government can easily deny its existence. There is no confirmed date at the moment, but it seems likely that this will be happening at the end of March, in time with the complete opening of the centre in April. Obviously more concrete dates will be announced if we hear anything.

The last round of big evictions on the 2nd July 2014 were a intense display of state force. With a simultaneous eviction of the Salam ( old food distrubution place squatted by hundreds people after been evicted of camps at the end of may 2014) and four squats, everyone perceived to be a migrant in those spaces were arrested and taken to detention centres across France. After having been beaten and gassed by the police. With the French government showing an increasing will to deport people to Sudan, the consequence of an eviction like this again could be catastrophic for some.

Whilst some people are considering relocating “voluntarily”, until now the majority of people are refusing to move. Despite the systematic police repression and harsh weather conditions the migrant communities have been able to create and defend autonomous spaces and to build temporary, self-designed homes. In these spaces (the camps and the squats) a minimum of freedom is maintained, for example the possibility to come and go when you want to, to permit or refuse entry to others, to share, to party, to pray, to run little businesses…

We are making a callout for people to come to Calais in March to help us prepare for this time and to stand with those who do not accept being evicted and pushed out of town. Come and help resist this attempt to firm up the reality of apartheid and segregation on the streets of Calais. Fight against police violence, against the ones who create it, against the ones who support and protect it, and against the ones who close their eyes. We call you to struggle against the borders who are a tool for power and control. Not just in Calais, but wherever you are.

Freedom of movement for all- the border regimes must fall.

Please come prepared ! Bring a tent, or a van or arrange your own sleeping space in Calais. It is going to be a turbulent time on the ground and we cannot really grantee much in terms of infrastructure.

 

Calais Migrant Solidarity

[Calais] Des Molotov contre les migrant.e.s

20 septembre 2014. Dans la nuit de samedi, le squat « des égyptiens », rue blériot, a été attaqué par 4 riverains à coups de cocktails Molotovs. Trois ont été lancés et par chance un seul a pris feu et l’incendie a vite été éteint par les habitants du squat. L’un d’entre-eux a également été blessé à la jambe, percuté par le véhicule des attaquants.

Le squat de la rue blériot est expulsable depuis début septembre.

[Paris] Rafles entre Barbès et La Chapelle

7 & 8 août 2014. Dans la continuité des expulsions à Calais, plusieurs rafles ont eu lieu à Paris entre les stations de métro Gare du Nord, Gare de l’Est, La Chapelle et Barbès, lieux de regroupement de nombreux/ses migrant.e.s afghan.ne.s, érythréen.ne.s, somalien.ne.s.

Jeudi 7 août au soir, 30 personnes ont été arrêtées entre Gare du Nord et Gare de l’Est puis enfermées au centre de rétention de Vincennes (beaucoup plus ont été contrôlées). Vendredi, c’est à 6h30 du matin que les flics sont venus arrêter ceux et celles qui dorment dans des campements de fortune sous le métro aérien entre les stations La Chapelle et Barbès. 40 d’entre-elles ont été enfermées dans les prisons pour étrangers de Vincennes et du Mesnil-Amelot.

L’État et la préfecture visent particulièrement dans leurs rafles celles et ceux qui seraient susceptibles de rejoindre la région de Calais pour ensuite tenter de passer en Angleterre.

Là-bas la situation est assez tendue : entre pression policière et tentatives de passages ratées la tension monte entre les gens. L’occupation Galou tient toujours.

Entre début juillet et mi-août, ce sont plus de 300 migrant.e.s originaires d’Afrique de l’Est et d’Asie du Sud qui ont été enfermé.e.s par l’État.

Pour suivre la situation à Calais :

Calais Migrant Solidarity

Passeurs d’hospitalité

Et à écouter, un reportage réalisé par les camarades de l’émission Au fond près du radiateur sur FPP : « Nous n’avons accès à rien et les violences policières sont quotidiennes »

 

[Calais] Manifestation anti-rafle ET UNE OUVERTURE, UNE !

MAJ 13 juillet 2014. La manifestation s’est déroulée hier, malgré les menaces d’interdiction de la mairie et son arrêté anti-regroupement. Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées, contre les rafles et en solidarité avec les migrants. Partie place d’armes, le cortège dynamique est passé devant la mairie puis s’est engagé dans de plus petites rues jusqu’à l’impasse des salines. Au bout de celle-ci les bâtiments abandonnés de l’ancienne usine Galloo Littoral sont occupés depuis plus de 48 heures et ouvrent leurs portes aux manifestant-e-s. S’ensuivent une assemblée générale et une petit fête. « La solidarité et la rencontre tissent une soirée qui prend les couleurs de l’espoir. Espoir qui sera peut-être dès demain barré par l’intervention de la police, l’expulsion, la rafle. Mais espoir que nous emporterons chevillé au corps, dans l’errance ou dans le énième recommencement, et que nul ne saura nous prendre. »

Pentax Digital Camera

Manifestation anti-rafle le 12 juillet 2014

Plus jamais ça ?!

Nous pensions avoir été témoins du pire avec la destruction de la jungle afghane en 2009 qui a conduit à la rafle de 278 de ses habitants et leur mise en rétention un peu partout en France, cependant, ce mercredi 2 juillet 2014, une nouvelle étape a été franchie. A 6 heures du matin, plusieurs compagnies de gendarmes mobiles, de CRS, la police nationale et la police aux frontières, se sont livrées à des rafles massives, simultanées et coordonnées de la population migrante de Calais.

Sous couvert d’une opération d’expulsion des lieux de vie dont la date a été maintenue secrète, 600 migrant-e-s ont été gazé-e-s, insult-é-e-s, humilié-e-s, terrorisé-e-s, arrêté-e-s, dans le silence et l’ombre puisque tous les témoins ont été violemment écartés des lieux d’arrestation. Ils-Elles ont été escorté-e-s dans des bus qui les ont éloignés de Calais sans avoir la moindre idée de leur destination finale. 200 d’entre eux et elles sont toujours en rétention et ceux et celles qui ont eu la chance d’être libéré-e-s ne s’en sont pas sorti-e-s indemnes.

Cette démonstration de force et de violence policière répond à une volonté d’éloigner, de décourager et de terroriser les migrant-e-s pour qu’ils-elles renoncent à s’installer dans le pays de leur choix. Cette opération n’est pas sans rappeler des épisodes historiques fascistes que nos générations s’étaient promis de ne plus jamais accepter, il nous en reviens de remobiliser une résistance.

Aujourd’hui à Calais, les migrant-e-s ont à nouveau été chassé-e-s de la ville. La majorité d’entre eux et elles sont maintenu-e-s à la périphérie, dans des espaces où le harcèlement policier peut donner sa pleine mesure, à l’abri des regards et en toute impunité. Cette situation nous ramène 10 ans en arrière et nous ne pouvons pas accepter que les acquis de nombreuses années de lutte soient balayées ainsi.

Nous appelons tout le monde à venir à Calais pour s’opposer à cette vague de répression sans précédent.

Venez, dès le samedi 12 juillet pour une manifestation anti-rafle et en solidarité avec les migrant-e-s arrêté-e-s et harcelé-e-s, à 14 heures départ place d’Armes

et pour construire ensemble dans les jours qui suivent une réponse collective pour que cette forme d’oppression ne redevienne pas la norme !

[Calais] Face à l’expulsion des camps : occupations et résistances

Face à l’expulsion des camps : occupations et résistances – 28 mai 2014

Aujourd’hui plus de 300 flics sont intervenus à Calais pour expulser trois campements de tentes dans le centre, campements qui existaient depuis fin octobre : le campement syrien qui avait été monté après l’occupation du port, le campement érythréen sous le pont, établi après l’expulsion de leur squat, également en octobre, ainsi qu’un plus petit campement près du point de distribution de nourriture. Ensemble ces endroits abritaient environ 650 personnes à Calais.

L’Etat a essayé de maquiller cette opération policière en intervention humanitaire, parlant de gale et d’hygiène insuffisante pour justifier la destruction de la maison de personnes sans leur donner aucune solution alternative. Il a négligé de dire que ces problèmes n’existent que parce qu’on les a forcé à vivre les uns sur les autres sans accès facile à des toilettes, des douches ou à des endroits où laver leurs vêtements ou leur literie. L’Etat a légitimé cette intervention paternaliste en peignant l’image de migrants malades et incapables de prendre soin d’eux mêmes, plutôt que d’accepter la responsabilité d’avoir créer les circonstances qui causent ces problèmes.

Leur façon de cacher cette expulsion policière sous un douce couche d’humanitarisme n’aurait pu être plus flagrant. La nuit dernière, lors de la distribution de nourriture, des infirmières de l’hôpital sont venues distribués des traitements anti gale à celleux qui le souhaitaient. La scène ressemblait plus à des dealers essayant de convaincre des gens qui passent dans la rue d’acheter de la drogue qu’à des patients prenant un traitement médical de leur propre volonté. De manière compréhensible beaucoup de gens étaient hésitant à avaler des médocs pour une maladie qu’ils n’avaient pas forcément sous le regard inquisiteur de la police, juste un jour avant de se faire foutre dehors de leurs maisons.

La deuxième partie de cette “opération humanitaire” ne s’est pas mieux passée pour la préfecture. Aujourd’hui (mercredi 28 mai 2014), après que les campements est été vidés de leurs habitants, des bus sont arrivés, normalement pour emmener les gens prendre une douche et recevoir des vêtements propres et des couvertures. Une fois de plus, les traducteurs ont eu du boulot à tenter de convaincre tout le monde de monter dans les bus, sans pouvoir rien dire de ce qui se passerait après que les activités humanitaires auraient pris fin. Quasiment personne n’y est aller et plusieurs fois il a été dit aux traducteurs et aux autorités, “vous, allez prendre une douche”. Plus tard, deux personnes qui avaient accepté ont été emmené dans des centres de détention à 150km de la ville.

Se préparant à la destruction de leurs maisons, un nombre important de personnes sont aller occupé SALAM, le centre de distribution de nourriture, dans la nuit de lundi.

Aujourd’hui, alors que les expulsions étaient en cours, de plus en plus de gens ont ramené leurs affaires à l’intérieur, avec l’intention de rester là. Craignant que la police puisse essayer de rentrer en force pour expulser et arrêter les personnes présentes, ils ont barricadé les entrées. La police anti émeute a essayé d’entrer sur le terrain en coupant les grillages entourant SALAM à deux endroits et en passant au travers. D’un coté ils ont été repoussé par des gens venant ensemble barricader le trou fait, de l’autre coté la police est parvenue à rentrer mais a été immédiatement encerclée et repoussée. Elle a été poursuivie par des cris, “nous sommes humains, vous êtes des animaux”, “non à la police”! Après avoir vu la force de la résistance et la difficulté qu’ils avaient rencontré à passer les barricades, la police a fait retraite et n’a pas fait d’autres tentatives pour entrer.

Alors que nous apprenons à nous battre ensemble à travers les lignes que le pouvoir exploite pour diviser et régner, nous devenons plus fort et plus capable de résister à des attaques futures sur l’autonomie des communautés, ici, à Calais. La force que cela donne de résister victorieusement à une attaque policière, après tant d’expériences d’humiliation et de déshumanisation entre leurs mains, ne sera pas facilement oubliée et sera une source d’inspiration et de force pour nous dans le futur.

Peu après, des représentants de la préfecture sont venus négocier. Les occupants ont demandé à continuer l’occupation de SALAM le jour d’après et qu’on leur donne un espace où construire un campement sans avoir à craindre le harcèlement policier. De plus, ils ont demandé la construction de douches, de toilettes et autres facilités sanitaires, afin qu’ils puissent vivre en bonne santé et dans la dignité alors qu’ils sont bloqué à la frontière. A la fin, l’Etat a concédé qu’il n’enverrait pas la police expulser le lieu durant les prochains jours mais a demandé aux gens de partir par eux mêmes et de bouger vers des zones en dehors du centre ville. Il n’a pas fait fait de promesse quant aux interventions policières, seulement de vagues suggestions sur le fait que si les gens restaient en plus petits groupes en dehors de Calais ils pourraient peut être rester un moment. Il parait clair que la police veut isoler les gens dans des endroits reculés où ils seront plus vulnérables à des attaques et moins susceptibles d’attirer le regard de l’opinion public. C’est un scénario que les gens ayant vécu dans la “jungle” et les alentours de Calais connaissent maintenant depuis longtemps.

Ce qui est clair aujourd’hui c’est que l’Etat fait tout ce qu’il peut pour dissimuler ces personnes, sans que personne ne puisse voir la violence qu’il leur inflige. Derrière toute cette mascarade humanitaire
tout ce qui reste est cette tentative étatique de rendre invisible ces personnes et leur lutte pour la dignité en Europe et pour cacher au regard de l’opinion public le fait que tant de gens sont contraints de vivre contre leur volonté dans un environnement aussi hostile et inhumain. Les contradictions que traversent jour après jour les personnes fuyant le danger dans leur propre pays (souvent comme résultat ou ayant été exacerbé par des interventions humanitaires occidentales) seulement pour se retrouver en situation illégale, détestés et déshumanisés en France, un pays qui étale son attachement aux droits humains, sont trop grandes pour être décrites. La violence du régime des frontières européennes doit être invisible. Afin de cacher leur hypocrisie, ils offrent un choix simple, partir en douceur ou être viré.

Mais la lutte continue. Les trois squats ouverts en février sont expulsables ce vendredi 30 mai (date à laquelle on a suggéré aux gens d’avoir quitté SALAM) et nous craignons une autre expulsion, rapide et violente, sans aucun effort pour résoudre le problème de logement. D’ici la fin de la semaine, le gouvernement veut voir tous les migrants et réfugiés à la rue, sans toits, chassés par la police et assez terrifiés pour quitter la ville pour de bon. Mais les gens sont forts, comme ils l’ont montré ici depuis plus de dix ans. Ils ne vont pas disparaitre aussi facilement. Ils vont résister et continuer leur voyage, malgré le harcèlement et les difficultés qu’ils rencontrent.

 

Trouvé sur Calais Migrant Solidarity

[Calais] La police expulse et rafle. Protestation au port.

8 février 2014

Depuis la grande vague d’expulsion de l’automne 2013, la plupart des migrants sont forcés de dormir dans des tentes malgré les intempéries. Dimanche 2 Février, la police a fermé et saccagé un des derniers squats de Calais. Cinq personnes avaient trouvé refuge dans cette maison qui était vide depuis des mois. La police est arrivée dans l’après-midi, alors que certains des habitants étaient sortis. Sans le moindre avertissement, la police a défoncé la porte et est rentrée dans les lieux. Les habitants présents ont expliqué à la police qu’ils étaient malades et qu’ils ne pouvaient pas vivre dehors. Mais la police n’était pas intéressée par un dialogue et a obligé les habitants à quitter les lieux sur le champ sans leurs affaires.
Quand les expulsés sont repassés plus tard dans la journée pour récupérer leurs vêtements, couvertures et nourriture, ils ont vu que la police avait tout saccagé à l’intérieur, recouvrant de gaz lacrymogènes leurs vêtements et couvertures, jetant de l’huile de cuisine sur le sol. La police est aussi coupable de vol, les radiateurs éléctriques, le tabac et des sacs ayant disparus.

Adapté de https://calaismigrantsolidarity.wordpress.com/2014/02/06/police-close-and-destroy-syrian-squat/

Vague de protestations au port de Calais

Les décès successifs d’ un migrant iranien de 17 ans, tombé du camion dans lequel il se cachait pour tenter de rejoindre l’Angleterre le 30 janvier et d’ un migrant assassiné d’une balle dans le thorax le 2 fevrier provoquent une vague de protestation.

Le 4 février, une trentaine de migrants, en grande majoritee Syriens et Egyptiens ont marché en direction du port afin de faire un sitting pour demontrer leur colère face aux décès reguliers de migrants et face à des conditions de vie proprement inhumaines a Calais.

Quatre camions de Crs et quelques voitures de police n’ont pas tardé à arriver au bout du port et ont controlé un par un les migrants avec mepris et insultes. Les Crs ont filmés le controle, en faisant un zoom sur chaque migrant et activiste presents.

Les violences policières sont systématiques à Calais, la vidéo prise par nous hier est un infime témoignage du traitement des flics aux migrants: insultes, provocations, contrôles de papiers récurrents et mauvais traitements sont le lot quotidien ici.

La réalité est qu’aucune structure d’acceuil n’est prevue, les migrants s’agglutinent sur des terrains, glannant couvertures et baches pour se proteger du froid, du vent et de la pluie qui envahie les tentes. Les conditions de vie des migrants sont indignes, chaque jour de nouveaux migrants arrivent et chaque jour il est plus difficile de trouver des couvertures et des habits pour eux, les tentes se font de plus en plus rares et les quelques maisons occupées sont régulièrement expulsées illégalement et détruites ainsi que les tentes régulierement arrachées et cassées par les flics.

Adapté de https://calaismigrantsolidarity.wordpress.com/2014/02/04/vague-de-protestations-au-port-de-calais/

2014-02-07_Calais_rafle_du_matin_au_campement_rue_Lamy
Rafle du Matin (jeudi 6 Février)

Ce matin avant 9h, nouveau déploiement de policiers autour du campement rue Lamy, face au lieu de distribution des repas : une dizaine de fourgons de police, PAF et CRS, pour arrêter au final deux personnes. Harcèlement qui insécurise les habitants du campement, et mise en scène à grand spectacle qui les désigne à la population comme des criminels au moins potentiels.
Cette mise en scène se répète plusieurs fois par semaine, parfois plusieurs fois au cours de la même matinée. La compagnie de CRS installée à demeure de manière permanente par le ministre de l’intérieur a d’ailleurs cette fonction à longueur de temps : se montrer, quitte à donner à Calais l’aspect d’une ville sous occupation.

2014-02-07_Calais_rafle_du_matin_au_campement_rue_Lamy_
Rafle du matin – Encore (vendredi 7 Février)

Nouvelle rafle policière ce matin au campement de la rue Lamy, face au lieu de distribution des repas. Huit fourgons et une fourgonnette de police, PAF (Police aux frontières) et CRS.
D’après les habitants du campement, la police vient maintenant chaque jour arrêter quelques personnes, y compris des demandeurs d’asile porteurs d’un document attestant de leur identité.
Les deux personnes arrêtées hier matin auraient été placées en rétention.

Publié sur https://passeursdhospitalites.wordpress.com/2014/02/06/rafle-du-matin/ et
https://passeursdhospitalites.wordpress.com/2014/02/07/rafle-du-matin-encore/

Repris quasi tel quel de squat.net

MERHABA / KHOSH AMADID / BIENVENUE / WELCOME :
journal d’échange et d’informations sur les luttes des migrant-es
UN ÉTÉ CONTRE LES FRONTIÈRES :
PARIS : LUTTE DES MIGRANT-ES DE LA CHAPELLE :
KOS, DÉCLARATION ET INFORMATIONS SUR LA SITUATION DES MIGRANT-ES :
NON À L'EXPULSION DU SQUAT DU COLLECTIF DES BARAS :

AGENDA

TOUS LES MOIS

- Tous les premiers vendredis du mois, 19h-20h30 : Émission Sans Papiers Ni Frontières, sur radio FPP 106.3 FM (région parisienne) ou sur www.rfpp.net

- Tous les deuxièmes mercredis du mois, 16h30-18h : Émission Sans Papiers Ni Frontières, sur radio Galère 88.4 FM (région marseille) ou sur www.radiogalere.org

- Tous les premiers samedis du mois, Bagnolet, 14h-18h : Permanence Sans-papiers : s’organiser contre l’expulsion, au Rémouleur 106 rue Victor Hugo 93170 Bagnolet (M° Robespierre ou M° Gallieni)

LIBERTÉ POUR ABDUL RAHMAN HAROUN LE MARCHEUR SOUS LA MANCHE :
LA SOLIDARITÉ SIGNIFIE LUTTER CONTRE LES FRONTIÈRES :
SITUATION ET LUTTES À CALAIS :